The effect of dietary alterations during rearing on feather condition in broiler breeder females.

Morrissey, K.L.H., Widowski, T.M., Leeson, S., Sandilands, V., Arnone, A., et Torrey, S. (2014). « The effect of dietary alterations during rearing on feather condition in broiler breeder females. », Poultry Science, 93(7), p. 1636-1643. doi : 10.3382/ps.2013-03822  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans les élevages commerciaux, on impose d’importantes restrictions alimentaires aux reproducteurs de poulets de chair en vue du maintien d’un poids corporel sain. Ces restrictions peuvent provoquer des comportements stéréotypés, dont le picage, qui a des conséquences négatives sur le bien-être des animaux, et ce, tant pour l’animal qui arrache les plumes que pour la victime. Selon certains, il s’agirait d’un signe de faim chronique ou de frustration de la motivation alimentaire. Dans cette étude, nous avons voulu déterminer si l’état du plumage, une mesure indirecte du picage, pouvait être amélioré au moyen de l’alimentation. Nous avons vérifié les effets de six traitements alimentaires chez 5 groupes de répétitions comprenant chacun 9 à 12 oiseaux. Les oiseaux témoins (T) ont reçu une ration quotidienne ou une quantité d’aliments un jour sur deux (USD). Les autres traitements alimentaires comprenaient des enveloppes de soja comme ingrédient gonflant et du propionate de calcium (PCa) comme suppresseur d’appétit de qualité alimentaire (QA) ou purifiée (QP). Ces deux traitements auxiliaires étaient administrés une fois par jour ou USD. Nous avons choisi, au hasard, cinq ou six oiseaux dans chaque groupe et avons évalué l’état de leur plumage à 10, 14, 20, 26 et 36 semaines. Pour cette évaluation, nous avons attribué une note de 0 à 5 (0 = plumage intact, et 5 ≥ 50 % du plumage endommagé avec lésions cutanées) à six régions corporelles : cou, dos, ailes, pattes, cloaque, queue. Les points ont été additionnés pour chaque oiseau, et nous avons calculé la moyenne pour le groupe. Les données des mesures répétées ont été analysées avec l’espace et la fréquence d’alimentation comme facteurs principaux et le traitement alimentaire comme sous-facteur. Nous avons constaté une interaction entre le traitement alimentaire et le temps (p < 0,01), et l’état du plumage des oiseaux témoins se détériorait plus rapidement que celui des oiseaux QA et QP. Il y avait également une interaction entre la fréquence d’alimentation et le temps (p = 0,015) : les oiseaux nourris USD ayant de meilleures notes que ceux nourris tous les jours à 20, 26 et 36 semaines. Cette interaction pourrait vouloir dire qu’une fois les oiseaux habitués, l’alimentation un jour sur deux permet d’accroître la satiété. Comme l’état du plumage était meilleur avec les traitements auxiliaires, il se pourrait que ces traitements aient réduit le picage. Comparativement aux traitements témoins, les traitements auxiliaires semblent améliorer la satiété.

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