Honey bee Apis mellifera parasites in the absence of Nosema ceranae fungi and Varroa destructor mites.

Shutler, D., Head, K., Burgher-MacLellan, K.L., Colwell, M.J., Levitt, A.L., Ostiguy, N., et Williams, G.R. (2014). « Honey bee Apis mellifera parasites in the absence of Nosema ceranae fungi and Varroa destructor mites. », PLoS ONE, 9(6: Article number e98599). doi : 10.1371/journal.pone.0098599  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Peu de régions du monde abritent des colonies d’abeilles domestiques (Apis mellifera) qui sont libres des parasites envahissants Nosema ceranae (champignon) et Varroa destructor (acarien). Le V. destructor est particulièrement néfaste : en plus de se nourrir de l’hémolymphe de son hôte, cet acarien est un important vecteur de plusieurs virus contribuant eux aussi à la mortalité d’abeilles domestiques partout dans le monde. Par conséquent, la biogéographie des communautés virales et leurs conséquences associées en l’absence de V. destructor présentent un intérêt particulier. L’île de Terre-Neuve, dans la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador, est libre de V. destructor; par ailleurs, l’absence de N. ceranae n’y a pas été confirmée. Chez 55 colonies d’abeilles domestiques de Terre-Neuve, un examen visuel concernant la vigueur des colonies et la présence de six signes de maladie a révélé que seul le problème des ailes disjointes (ailes en K) présentait une prévalence de plus de 5 % (40/55 colonies = 72,7 %). Comme dans une étude antérieure, des dépistages ont confirmé l’absence de V. destructor, de petits coléoptères des ruches (Aethina tumida (Murray)), d’acariens des trachées (Acarapis woodi (Rennie)), et d’acariens ectoparasites du genre Tropilaelaps. Les dépistages moléculaires de virus réalisés dans un sous-ensemble de 23 colonies ont révélé l’absence du virus israélien de la paralysie aiguë, du virus de l’abeille du Cachemire, et du virus du couvain sacciforme. Seize de ces 23 colonies (70,0 %) étaient infectées par le virus de la cellule royale noire, et 21 (91,3 %) présentaient des signes de la présence du virus des ailes déformées. Aucun N. ceranae n’a été détecté lors des dépistages moléculaires réalisés dans 55 colonies, quoique la présence d’infections d’intensité extrêmement faible y était possible; par contre, le N. apis, plus habituel, a été trouvé dans 53 colonies (96,4 %). Dans ces conditions, le problème des ailes disjointes était corrélé (positivement) avec la vigueur des colonies; cependant, les virus et le N. apis ne l’étaient pas. En outre, le virus de la cellule royale noire était corrélé positivement et négativement avec le problème des ailes disjointes et le virus des ailes déformées, respectivement. Les colonies d’abeilles domestiques de Terre-Neuve sont donc libres de plusieurs parasites envahissants qui ravagent les exploitations apicoles ailleurs dans le monde, et elles offrent des possibilités uniques d’étudier les maladies causées en propre par tel ou tel parasite présent, sans interférence d’un autre parasite.

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