Evolution and Management of the Irish Potato Famine Pathogen îPhytophthora Infestans in Canada and the United States.

Hwang, Y.T., Wijekoon, C., Kalischuk, M.L., Johnson, D.L., Howard, R.J., Prüfer, D., et Kawchuk, L.M. (2014). « Evolution and Management of the Irish Potato Famine Pathogen îPhytophthora Infestans in Canada and the United States. », American Journal of Potato Research. doi : 10.1007/s12230-014-9401-0  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Parmi toutes les maladies de la pomme de terre (Solanum tuberosum L.), le mildiou causé par le Phytophthora infestans (Mont.) de Bary est la plus importante du point de vue historique et la plus nuisible sur le plan économique. En plus de la pomme de terre, le P. infestans peut infecter la tomate et d’autres plantes de la famille des Solanacées, ce qui a contribué à l’épidémie de mildiou récemment survenue au Canada et aux États-Unis. Dans ces deux pays, le P. infestans s’est principalement multiplié par voie asexuée, ce qui a produit plusieurs lignées clonales dominantes. Divers marqueurs ont été mis au point pour le P. infestans, et ceux-ci sont très utiles pour suivre l’évolution et les déplacements de ces génotypes du P. infestans. La diversité génétique des populations et la fréquence de la maladie ont augmenté à mesure que les cultures devenaient moins sensibles aux fongicides systémiques et que le pathogène était expédié d’un bout à l’autre du continent avec les tubercules de pomme de terre et les plantules de tomate infectés. L’introduction du type sexuel A2 du P. infestans dans plusieurs régions du Canada et des États-Unis a également multiplié les occasions de reproduction sexuée et de recombinaison, ce qui a pu contribuer à accroître la diversité génétique et la pathogénicité du P. infestans. Les progrès de l’analyse moléculaire du P. infestans ont révélé la complexité du pathogène et sa capacité d’évoluer assez rapidement. La lutte contre le mildiou exigera donc désormais de nouvelles stratégies comportant plusieurs volets, dont une surveillance de l’évolution du pathogène et la mise en place de pratiques d’exploitation durables.

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