Improving and evaluating the soil cover indicator for agricultural land in Canada.

Huffman, E.C., Liu, J., Green, M., Coote, D., Li, Z., Liu, H.J., Liu, T.T., Zhang, X.L., et Du, Y. (2014). « Improving and evaluating the soil cover indicator for agricultural land in Canada. », Ecological Indicators, 48, p. 272-281. doi : 10.1016/j.ecolind.2014.07.008  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Agriculture et Agroalimentaire Canada a mis au point un modèle du nombre de jours de couverture du sol (soil cover days model, ou modèle SCD) qui sert d’indicateur agroenvironnemental et permet de surveiller la relation existant entre les activités de production agricole et la qualité de l’agroenvironnement. L’indicateur SCD, qui intègre des données sur les cultures, les sols, le climat et les activités au champ, permet d’estimer le nombre total de jours pendant lesquels les sols agricoles sont couverts par des cultures, des résidus de culture ou la neige au cours d’une année donnée. On simule les fractions quotidiennes de la couverture de plantes et de résidus pour une culture et dans une écorégion données en fonction du calendrier de culture habituel et des pratiques culturales utilisées; le nombre de jours où la neige recouvre le sol en hiver est établi à partir des normales climatiques à long terme. Pour établir l’indicateur SCD équivalent d’une unité spatiale donnée, on calcule la somme, pondérée en fonction de la superficie, des valeurs attribuées aux différentes cultures et pratiques culturales que l’on retrouve dans cette unité. Dans le présent article, nous présentons le cadre général du modèle SCD, nous évaluons l’exactitude du modèle et nous décrivons les améliorations qui pourraient y être apportées. Nous avons constaté une forte corrélation (sauf pour les secteurs montagneux) entre le nombre de jours d’enneigement annuel établi en fonction des normales climatiques sur 30 ans, utilisé dans le modèle, et la même valeur établie à partir de données satellitaires (R2 = 0,45, n = 48), même si le produit de télédétection présentait une importante variabilité temporelle et spatiale. La fraction des résidus de culture estimée par le modèle présentait une forte corrélation avec les données de terrain recueillies pour les principales superficies de culture et les principaux types de culture (R2 = 0,74, n = 55), tandis que la fraction modélisée de la couverture de plantes présentait une bonne corrélation avec la fraction établie à partir des données de télédétection (R2 = 0,57, n = 57). Nous avons observé d’importantes divergences pour certains échantillons, en raison d’écarts entre le calendrier de culture réel et le calendrier estimé à l’aide des normales climatiques. La carte montrant l’évolution de l’indicateur de 1981 à 2011 dans l’ensemble du Canada témoigne des changements qui se sont produits dans les pratiques de culture et de gestion des résidus.

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