Genetic variations in the SPP1 promoter affect gene expression and the level of osteopontin secretion into bovine milk.

Dudemaine, P.-L., Thibault, C., Alain, K., et Bissonnette, N. (2014). « Genetic variations in the SPP1 promoter affect gene expression and the level of osteopontin secretion into bovine milk. », Animal Genetics, 45(5), p. 629-640. doi : 10.1111/age.12176  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

On sait maintenant que l’ostéopontine (OPN) est une importante cytokine et une protéine extracellulaire de liaison à l’intégrine à mi-chemin entre l’inflammation et l’homéostasie. Dans des travaux antérieurs, nous avons découvert que les polymorphismes du gène de l’OPN (SPP1) sont associés aux caractères de performance laitière et au nombre de cellules somatiques (NCS), un paramètre utilisé pour estimer la valeur génétique de la santé du pis chez les bovins laitiers. Dans la présente étude, nous avons vérifié si les variations génétiques avaient un effet sur l’activité du promoteur du gène SPP1, sur la réponse immunitaire et sur la quantité d’OPN sécrétée dans le lait. L’effet des polymorphismes de l’ADN sur l’activité du promoteur de SPP1 a été confirmé in vitro. Pour mesurer l’impact des variations génétiques sur la sécrétion de l’OPN dans le lait, nous avons mesuré les quantités d’OPN dans le plasma et dans le lait tout au long de la lactation. Les vaches ont été groupées en fonction des haplotypes d’OPN associés à un NCS élevé (H2 × H3) ou faible (H1 × H4). Dans les deux cas (H2 × H3 et H1 × H4), la quantité d’OPN dans le plasma est demeurée faible tout au long de la lactation, même si sa concentration dans le lait des vaches H1 × H4 a augmenté plus en fin de lactation. De plus, les macrophages des vaches H1 × H4 exprimaient moins de SPP1 et moins d’IL6 pro-inflammatoire en réponse à l’infection. En ce qui concerne la réponse immunitaire cellulaire, chez les vaches ayant le bagage génétique voulu pour excréter des quantités accrues d’OPN en fin de lactation, les macrophages exprimaient moins de cytokines pro-inflammatoires, ce qui pourrait expliquer l’association génétique avec le faible nombre de cellules somatiques. Même si les bienfaits de l’OPN en fin de lactation restent à démontrer, ses propriétés associées au remodelage des tissus pourraient contribuer à réduire l’incidence de l’infection au cours de la période de transition chez les vaches en lactation.

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