Effects of greenhouse intensive cultivation and organic amendments on greenhouse gas emission according to a soil incubation study.

Yang, G.-R., Hao, X., Li, C.L., et Li, Y.-M. (2015). « Effects of greenhouse intensive cultivation and organic amendments on greenhouse gas emission according to a soil incubation study. », Archives of Agronomy and Soil Science, 61(1), p. 89-103. doi : 10.1080/03650340.2014.922177  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La modification du régime de travail du sol et l’utilisation de déchets agricoles peuvent avoir une forte incidence sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) du sol. La présente étude visait à utiliser l’incubation aérobie pour connaître les effets du travail du sol et de l’application d’amendements organiques sur les émissions de GES. Nous avons prélevé des échantillons de sol superficiel (0–20 cm) dans (1) une rotation de riz et de légumes cultivés consécutivement chaque année (Riz) et dans (2) une rizière récemment (< 3 ans) transformée en culture intensive de légumes et fleurs sous couverture de plastique (LégC), à Kunming, en République populaire de Chine. Des résidus de rosier (Rosa rugosa Thunb.) et du fumier de bovins ont été ajoutés aux échantillons à un taux de 5 % en poids. Nos résultats ont révélé que le travail du sol, l’application d’amendements organiques, le temps d’incubation et l’interaction entre ces facteurs avaient un effet significatif (p < 0,05) sur les flux de N2O et de CO2. L’application de fumier de bovins a fait augmenter les émissions cumulatives de N2O (sur 84 jours), alors que celle de résidus de rosier a fait diminuer ces émissions. L’application de résidus de rosier a fait augmenter significativement les émissions cumulatives de CO2, avec des émissions maximales de 6371 (Riz) et de 7481 mg kg−1 (LégC), alors que l’application de fumier de bovins a fait augmenter ces émissions de 2265 (LégC) et de 3581 mg kg−1 (Riz). Dans les deux cas, ces émissions étaient significativement (p < 0,05) plus élevées que dans le cas des parcelles témoins laissées sans amendement, qui en avaient libéré 709 (LégC) et 904 mg kg−1 (Riz). Nos résultats montrent que le rapport C/N faible du fumier de bovins est préférable au rapport C/N élevé des résidus de rosier pour ce qui est de réduire le risque de réchauffement planétaire lié aux sols agricoles.

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