First Report of Lasiodiplodia pseudotheobromae causing trunk cankers in Acacia mangium in Venezuela.

Castro-Medina, F., Mohali, S.R., Urbez-Torres, J.R., et Gubler, W.D. (2014). « First Report of Lasiodiplodia pseudotheobromae causing trunk cankers in Acacia mangium in Venezuela. », Plant Disease, 98(5), p. 686. doi : 10.1094/PDIS-02-13-0160-PDN (Résumé)  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

En mai 2010, des chancres et des taches dans le bois ont été observés sur les troncs et les tiges de 125 Acacia mangium durant une étude menée dans les plantations Uverito, dans l’État de Monagas, au Venezuela. Les chancres mesuraient 20 à 65 cm de longueur et étaient brunâtres à la marge et brun foncé au centre. De nombreux chancres étaient renflés à la marge; dans certains cas particulièrement graves, un exsudat noir était produit par les chancres. De petits morceaux (4 à 5 mm) de tissus nécrosés provenant de chancres ont été stérilisés en surface pendant 1 min dans une solution de NaOCl à 1,5 %, rincés deux fois avec de l’eau distillée stérile et étalés sur gélose dextrosée à la pomme de terre additionnée de 0,01 % de chlorhydrate de tétracycline. Les boîtes ont été incubées à 25 °C sous rayonnement ultraviolet proche. Des colonies se sont développées à partir des tissus présentant des symptômes et ont formé un mycélium compact blanc qui est devenu gris foncé avec le temps. En nous fondant sur la morphologie des colonies, nous avons provisoirement déterminé que les isolats appartenaient à la famille des Botryosphaeriaceae. Des pycnides ont été produites sur des aiguilles de pin stérilisées dans de l’eau gélosée à 2 % après 5 semaines d’incubation à 25 °C sous rayonnement ultraviolet proche continu. Les conidies étaient ellipsoïdes et unicellulaires. Hyalines au départ, elles sont devenues brun foncé avec le temps et ont acquis une paroi épaisse, une cloison centrale et des stries longitudinales. Les conidies mesuraient 26 à 31 μm de longueur et 11 à 16 μm de largeur (n = 60). Leurs caractères morphologiques correspondaient à ceux du genre Lasiodiplodia, dans la famille des Botryosphaeriaceae. Nous avons utilisé les amorces ITS4/ITS5, Bt2a/Bt2b et EF1­688F/EF1-1251R pour amplifier et séquencer la région ITS1-5.8S-ITS2 et une partie des séquences codant la bêta-tubuline (BT) et le facteur d’élongation de la traduction 1-alpha (TEF1-α), respectivement. Les isolats présumés de Lasiodiplodia présentaient un taux d’homologie de 98 à 99 % avec l’isolat CBS 116459 du Lasiodiplodia pseudotheobromae pour les trois locus (EF622077, EF622057 et EU673111). D’après les caractères morphologiques et le séquençage de l’ADN, les isolats provenant des chancres prélevés au Venezuela (CBS129752 et UCD-A1) ont été identifiés comme appartenant au L. pseudotheobromae, et les séquences ont été déposées dans GenBank (obtentions JX545091 à JX545092, JX545111 à JX545112 et JX545131 à JX545132). Nous avons effectué des tests de pathogénicité en inoculant les isolats CBS129752 et UCD-A1 à des troncs de A. mangium âgés de deux ans. Chaque isolat a été inoculé à 20 arbres au moyen d’un disque de mycélium provenant de la marge de croissance de colonies âgées de huit jours, placé à l’envers directement sur une blessure faite au moyen d’un perce-liège de 5 mm. Les blessures ont été scellées avec du parafilm. Dix arbres témoins ont été traités au moyen de disques non colonisés. Après 12 semaines, tous les arbres traités à l’aide des isolats présentaient un renflement de l’écorce autour du point d’inoculation et une nécrose brune du bois sous l’écorce. La longueur moyenne de la zone nécrosée au­dessus et au­dessous du point d’inoculation était de 27,2 cm. De plus, un exsudat noir a été observé lorsqu’on enlevait l’écorce au point d’inoculation. Le L. pseudotheobromae a pu être isolé à nouveau à partir des tissus nécrosés. Aucun symptôme n’a été observé chez les témoins, et le L. pseudotheobromae n’a pas été isolé chez ceux­ci. On a signalé la présence du L. pseudotheobromae en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique latine, dans les forêts et sur les arbres fruitiers (1). Notre étude montre que le L. pseudotheobromae est très virulent chez le A. mangium. À notre connaissance, il s’agit de la première étude sur le L. pseudotheobromae chez cet hôte au Venezuela.

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