Crop rotation, cultivar resistance, and fungicides/biofungicides for managing clubroot (Plasmodiophora brassicae) on canola.

Peng, G., Lahlali, R.L., Hwang, S.F., Pageau, D., Hynes, R.K., McDonald, M.R., Gossen, B.D., et Strelkov, S.E. (2014). « Crop rotation, cultivar resistance, and fungicides/biofungicides for managing clubroot (Plasmodiophora brassicae) on canola. », Canadian Journal of Plant Pathology, 36(S1), p. 99-112. doi : 10.1080/07060661.2013.860398  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Des biofungicides et des fongicides de synthèse sélectionnés, utilisés seuls ou conjointement avec des cultivars résistants ou la rotation des cultures, ont été évalués en fonction de leur efficacité dans le cadre de la gestion intégrée de la hernie. Les fongicides de synthèse pentachloronitrobenzène, fluazinam et cyazofamide se sont avérés efficaces contre Plasmodiophora brassicae. Les biofongicides SerenadeMD et PrestopMD ont également enrayé la maladie chez le canola, en milieu contrôlé, par antibiose et résistance induite de l’hôte. Des formulations granulaires et d’autres applicables directement aux semences ont été développées pour en faciliter l’application lors des essais en champs. Dans les sols où il y avait de fortes populations de spores dormantes de P. brassicae, ni les biofongicides ni les fongicides de synthèse se sont avérés efficaces lorsqu’appliqués directement dans le sillon des semences. Ils ont à l’occasion réduit la gravité de la hernie chez le pé-tsai. Plus de 5000 isolats microbiens provenant d’échantillons de sol prélevés sur les Prairies canadiennes ont été criblés en vue d’évaluer leurs effets possibles sur la gestion de la hernie, mais aucun n’a affiché de réelle efficacité. Les cultivars résistants ont permis de réduire significativement la gravité de la hernie et les pertes de rendement. Dans les parcelles de terrain fortement infestées, une rotation de deux ans sans canola a permis de réduire de 90% les concentrations de spores dormantes de P. brassicae, comparativement à une culture continuelle ou à une rotation d’une année seulement sans canola. Cette pause de deux ans a réduit les effets de la maladie sur la croissance et le développement d’un cultivar réceptif à la hernie. Malgré la réduction substantielle de la quantité d’inoculum au bout de deux années, les taux étaient encore trop élevés pour obtenir des rendements commercialement acceptables avec un cultivar de canola réceptif. Chez les cultivars résistants, des pauses de plus de deux années ont accru les rendements de 25%, comparativement à une culture ininterrompue. Une rotation de deux années, au cours desquelles des plantes résistantes sont cultivées entre les semis de canola, utilisée conjointement à des cultivars résistants, est recommandée pour réduire la charge de l’inoculum de P. brassicae dans le sol et obtenir des rendements maximaux.

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