Effects of feed restriction and prolactin-release inhibition at drying off on metabolism and mammary gland involution in cows.

Ollier, S., Zhao, X., et Lacasse, P. (2014). « Effects of feed restriction and prolactin-release inhibition at drying off on metabolism and mammary gland involution in cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 97(8), p. 4942-4954. doi : 10.3168/jds.2014-7914  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le risque qu’une vache acquière une infection mammaire durant la période sèche augmente avec sa production de lait au moment du tarissement et diminue à mesure que progresse l’involution de la glande mammaire. Une méthode couramment utilisée pour réduire la production de lait est la diminution brutale de l’approvisionnement alimentaire au cours des jours précédant le tarissement. La production de lait peut aussi être réduite par l’inhibition du signal lactogène lancé par la prolactine (PRL). Dans cette étude, nous avons comparé les effets de ces deux méthodes de tarissement sur le métabolisme, l’immunité et l’involution de la glande mammaire des vaches. Nous avons utilisé 24 vaches Holstein en fin de lactation que nous avons réparties en trois traitements selon la production de lait, le nombre de cellules somatiques et la parité. Les vaches ont reçu une ration de lactation jusqu’au tarissement (témoin; n = 8), uniquement du foin sec au cours des 5 jours précédant le tarissement (FS; n = 8) ou la même ration de lactation que les vaches du groupe témoin ainsi que deux injections quotidiennes, par voie intramusculaire, de 4 mg de quinagolide, un inhibiteur spécifique de la libération de PRL, du jour 5 avant le tarissement jusqu’au jour 13 après le tarissement (QN; n = 8). Le quinagolide a entraîné une diminution de la concentration de PRL dans le sang, le lait et les sécrétions de la glande mammaire tous les jours où les vaches ont reçu des injections. Il est intéressant de noter que la concentration de PRL a aussi été réduite dans le sang et le lait des vaches qui avaient reçu du foin avant le tarissement. Les deux traitements, QN et FS ont provoqué une diminution de la production laitière à 17,9 et 10,1 kg/jour, respectivement, en moyenne, au moment du tarissement, comparativement à une production de 24,8 kg/jour, chez les vaches témoins. La concentration d’albumine sérique et le rapport Na+/K+ ont augmenté plus rapidement dans les sécrétions des glandes mammaires des vaches des groupes FS et QN que dans celles des vaches témoins, alors que le rapport citrate/lactoferrine, un autre indicateur du taux d’involution, a diminué plus rapidement. Le traitement au FS a provoqué une diminution des concentrations sanguines de glucose et de la plupart des acides aminés, ainsi qu’une augmentation des concentrations du β-hydroxybutyrate et des acides gras non estérifiés. Le quinagolide a entraîné une augmentation de la concentration de glucose dans le sang sans influer sur les autres métabolites. Le sérum prélevé au jour −1 chez les vaches nourries au foin a réduit la prolifération des cellules mononucléées du sang périphérique et la production d’IL-4, tandis que le sérum des vaches ayant reçu le QN n’a pas eu d’effet. En conclusion, les résultats de cette expérience montrent que l’inhibition de la libération de PRL pourrait servir à réduire la production laitière avant le tarissement et à accélérer l’involution de la glande mammaire sans perturber le métabolisme de la vache.

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