Colostrum yield and piglet growth during lactation are related to gilt metabolic and hepatic status prepartum.

Loisel, F., Farmer, C., Ramaekers, P., et Quesnel, H. (2014). « Colostrum yield and piglet growth during lactation are related to gilt metabolic and hepatic status prepartum. », Journal of Animal Science, 92(7), p. 2931-2941. doi : 10.2527/jas.2013-7472  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Certains ont avancé l’hypothèse selon laquelle l’état des systèmes endocrinien, métabolique et hépatique en période péripartum pouvait influer sur la production de colostrum des truies. Or, il s’avère que l’extrait végétal de silymarine influe sur l’état endocrinien et hépatique chez plusieurs espèces. Dans cette étude, nous avons examiné les effets de la consommation de silymarine en fin de gestation sur l’état hormonal et hépatique des truies et nous avons vérifié s’il y avait un lien entre l’état hépatique et métabolique des truies au cours de la période péripartum et la production de colostrum ainsi que la performance des porcelets durant la lactation. Du jour 107 de la gestation jusqu’à la mise bas, des truies nullipares ont reçu soit 12 g/jour de silymarine (SIL, n = 15) ou aucun traitement (témoin, n = 12). Nous avons consigné le poids des porcelets immédiatement après la naissance, 24 heures après la naissance du premier porcelet de la portée, puis aux jours 7, 14 et 21 de l’allaitement. Nous avons prélevé des échantillons de sang chez les truies aux jours 107 et 109 de la gestation, puis chaque jour du jour 111 de gestation jusqu’au jour 2 de lactation, et ensuite aux jours 7 et 21 de lactation. Avec ces échantillons, nous avons analysé les variables endocriniennes, métaboliques et hépatiques. La production de colostrum a été estimée pendant 24 heures, à partir de la mise bas. La silymarine n’a pas influé sur la production de colostrum (3,7 ± 0,3 kg) ni sur sa composition générale (p > 0,10), ni sur la concentration sérique de la prolactine ou les concentrations plasmatiques de progestérone, d’œstradiol‑17β et de cortisol (p > 0,10). Le gain de poids moyen des porcelets était plus faible (p < 0,05) durant la première semaine d’allaitement et a eu tendance (p < 0,10) à être plus faible durant la deuxième semaine dans les portées des truies SIL. La silymarine n’a pas eu d’effet sur la concentration plasmatique des substances suivantes : aspartate transaminase, alanine transaminase, gamma-glutamyltransférase (γ-GT), phosphatase alcaline et cholestérol total (p > 0,10). Nous avons constaté une corrélation positive entre la production de colostrum et la concentration d’urée (r = 0,50; p = 0,01) et de créatinine (r = 0,43; p = 0,03) des truies le jour précédant la mise bas. Nous avons constaté une corrélation négative entre le gain de poids moyen des porcelets pendant 2 semaines et les concentrations d’acide bêta-hydroxybutyrique (r = -0,50; p = 0,01) et la γ‑GT (r = -0,42; p = 0,03) le jour précédant la mise bas et une corrélation positive, avec la concentration d’urée le jour précédant la mise bas (r = 0,54; p = 0,01). En conclusion, à la dose de 12 g/jour, la silymarine n’a pas influé sur la concentration de prolactine ni sur l’état hépatique des truies, et elle n’a pas eu d’effet sur la production de colostrum. Elle a toutefois entraîné une diminution du gain de poids des porcelets au début de l’allaitement. Il y avait une corrélation entre la production de colostrum et la performance des porcelets durant l’allaitement, et certains marqueurs de l’état métabolique et hépatique des truies avant la mise bas.

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