Preweaning mortality in group-housed lactating sows: Hormonal differences between high risk and low risk sows.

Phillips, C.E., Farmer, C., Anderson, J.E., Johnston, L.J., Shurson, G.C., Deen, J., Keisler, D.H., Conner, A.M., et Li, Y.Z. (2014). « Preweaning mortality in group-housed lactating sows: Hormonal differences between high risk and low risk sows. », Journal of Animal Science, 92(6), p. 2603-2611. doi : 10.2527/jas.2014-7624  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans cette étude, nous avons utilisé une approche endocrinologique pour examiner les différences de mortalité (faible ou élevée) chez les porcelets nés dans un système de mise bas en groupe. Nous avons examiné l’association entre la variation des concentrations sériques d’hormones et les truies chez lesquelles 2 porcelets ou plus mouraient au cours de 72 premières heures après la mise bas (risque élevé) et les truies chez lesquelles zéro ou un seul porcelet mourait au cours des 72 heures suivant la mise bas (risque faible). Nous avons utilisé 4 groupes de truies multipares (n = 63; parité 2 à 7) du même âge, accouplées au cours de la même semaine. Les truies ont été logées dans des enclos individuels et des groupes de 8 truies se partageaient une aire commune d’alimentation et une aire de déjection dans chaque salle. Nous avons consigné les données suivantes pour chaque truie : performance de reproduction (dont le nombre total de porcelets nés, le nombre de porcelets nés vivants et le nombre de mort-nés de chaque portée), le poids de chacun des porcelets à la naissance et au sevrage (5 semaines après la naissance), le nombre de porcelets d’une même portée au sevrage, la mortalité avant le sevrage et le poids des truies avant la mise bas et après le sevrage. Nous avons prélevé des échantillons de sang chez 14 truies choisies au hasard dans 2 groupes de reproduction. Les prélèvements ont été faits au moyen de la sonde à demeure que portaient les truies dans la veine de l’oreille. Un échantillon de sang a été prélevé chaque jour chez ces truies à partir de l’avant-veille de la mise bas jusqu’à deux jours après celle-ci. Les concentrations sériques des substances suivantes ont été mesurées par radio-immunodosage : prolactine, oxytocine, cortisol et urocortine. Sur les 14 truies, 7 ont perdu deux porcelets ou plus au cours des 72 heures suivant la mise bas et ont été classifiées à risque élevé. Les 7 autres truies ont perdu 0 ou 1 porcelet au cours de la même période et ont été classifiées à risque faible. Chez 11 des 14 truies (5 truies à risque élevé et 6, à risque faible), les cathéters sont demeurés fonctionnels tout au long de la période d’échantillonnage. Les résultats indiquent que les truies à risque élevé ont eu des portées plus nombreuses (naissances vivantes = 13,8 ± 0,50 vs 11,3 ± 0,48 porcelets; p = 0,03) et des porcelets moins gros (1,4 ± 0,04 vs 1,7 ± 0,05 kg; p < 0,001) que les truies à faible risque. De plus, chez les truies à risque élevé, les concentrations d’oxytocine étaient plus élevées (0,09 vs 0,07 ng/mL; erreur type = 0,02, p = 0,01) que chez les truies à faible risque, ce qui pourrait être lié aux portées plus nombreuses. Il n’y avait pas de différence dans les concentrations sériques de la prolactine, du cortisol ou de l’urocortine entre les truies à risque faible et élevé (p > 0,30). D’après ces résultats, la grosseur de la portée et les poids des porcelets à la naissance jouent un rôle important dans la mortalité avant le sevrage. Enfin, les concentrations hormonales de la truie ne sont pas liées à la mortalité des porcelets dans le système de mise bas en groupe.

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