Interactions between Camelina sativa and Insect Pests of Canola.

Soroka, J.J., Olivier, C.Y., Grenkow, L.F., et Séguin-Swartz, G.T. (2015). « Interactions between Camelina sativa and Insect Pests of Canola. », The Canadian Entomologist, 147(2), p. 193-214. doi : 10.4039/tce.2014.42  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans le cadre d’une recherche portant sur les interactions entre le Camelina sativa (Linnaeus) Crantz (Brassicaceae) et cinq insectes ravageurs communs du canola (Brassica napus Linnaeus) (Brassicaceae), peu de dommages dus à l’alimentation ont été infligés à la plante par des altises (Phyllotreta Chevrolat spp.) (Coleoptera: Chrysomelidae) spécialistes des crucifères, des mouches des racines du genre Delia Robineau-Desvoidy (Diptera: Anthomyiidae) ou la fausse-teigne des crucifères (Plutella xylostella Linnaeus (Lepidoptera: Plutellidae)). Lors d’essais avec choix, les fausses-teignes des crucifères ont déposé moins d’œufs sur le feuillage du C. sativa que sur celui du B. napus. Les chenilles de la fausse-teigne des crucifères ont consommé moins de tissus foliaires de C. sativa et ont généralement mis plus de temps à boucler leur développement larvaire sur cette même espèce. Les chenilles de légionnaire bertha (Mamestra configurata Walker (Lepidoptera: Noctuidae)), un ravageur polyphage, ont consommé des quantités comparables de tissus foliaires des deux plantes. Toutefois, les chenilles s’alimentant sur le C. sativa ont mis plus de temps à atteindre le stade nymphal et ont donné des chrysalides moins lourdes. Ces résultats semblent attester la présence chez le C. sativa de facteurs antibiotiques agissant contre la légionnaire bertha. Par ailleurs, deux souches du phytoplasme de la jaunisse de l’aster, 16SrI-A et 16SrI-B, ont été décelées chez le C. sativa et le Macrosteles quadrilineatus (Forbes) (Hemiptera: Cicadellidae). Des différences liées à l’incidence de la jaunisse de l’aster et à l’abondance du M. quadrilineatus ont été relevées entre les différentes lignées de C. sativa. Ces résultats confirment l’hypothèse selon laquelle le C. sativa est peu susceptible de soutenir de fortes populations de ces insectes ravageurs dans les prairies canadiennes.

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