Impact of management strategies on the global warming potential at the cropping system level.

Goglio, P., Grant, B.B., Smith, W.N., Desjardins, R.L., Worth, D.E., Zentner, R.P., et Malhi, S.S. (2014). « Impact of management strategies on the global warming potential at the cropping system level. », Science of the Total Environment, 490, p. 921-933. doi : 10.1016/j.scitotenv.2014.05.070  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Il est important d’estimer les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des systèmes agricoles pour pouvoir déterminer l’incidence de l’agriculture sur le changement climatique. Dans la présente étude, nous avons combiné des données expérimentales, complétées par les résultats d’un modèle biophysique (DNDC), et une analyse du cycle de vie (ACV) afin d’examiner les effets de différentes stratégies d’exploitation sur le potentiel de réchauffement planétaire de systèmes culturaux à long terme utilisés dans deux localités (Breton et Ellerslie) situées en Alberta, au Canada. Notre but était d’estimer la variation du potentiel de réchauffement planétaire (PRP) des systèmes culturaux associée à la réduction de la fertilisation azotée et à l’enlèvement des résidus. La réduction du taux de fertilisation azotée de 75 à 50 kg N ha−1 a entraîné une baisse moyenne de 39 % des émissions de N2O, de 59 % des émissions de NO et de 57 % des émissions d’ammoniac. Aucune tendance claire n’a pu être dégagée concernant les émissions de CO2 du sol pour les différents systèmes culturaux. Les systèmes prévoyant l’enlèvement des résidus ont nécessité 6 % plus d’énergie que les autres par hectare et ont présenté une faible variation du PRP. En revanche, lorsque l’évaluation était fondée sur le nombre de gigajoules de biomasse récoltable, ces systèmes nécessitaient 28 % moins d’énergie et présentaient un PRP inférieur de 33 %. La réduction du taux de fertilisation azotée a entraîné une baisse moyenne de 18 % du PRP pour les deux unités fonctionnelles situées à Breton, de même qu’une baisse de 39 % du PRP à Ellerslie. Les émissions de N2O ont représenté en moyenne 67 % du PRP total par hectare. Notre étude montre que les faibles variations du taux de fertilisation azotée ont peu d’effet sur la productivité des systèmes culturaux mais peuvent avoir des effets importants sur le plan environnemental.

Date de modification :