Évaluation d'un produit microbien alimentaire à longue durée de conservation pour le contrôle d’ Escherichia coli O157 chez les bovins de parcs d'engraissement commerciaux.

Stanich, K., Gibb, D.J., et McAllister, T.A. (2013). « Évaluation d'un produit microbien alimentaire à longue durée de conservation pour le contrôle d’ Escherichia coli O157 chez les bovins de parcs d'engraissement commerciaux. », Canadian Journal of Animal Science, 93(4), p. 535-542. doi : 10.4141/cjas2013-100  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Un produit microbien alimentaire (DFM - «direct-fed microbial») enregistré pour utilisation chez les bovins au Canada contenant la souche BT-1386 de Lactobacillus acidophilus et un autolysat de levure de Saccharomyces cerevisiae a été évalué pour le contrôle d’E. coli O157. Les veaux sevrés entraient aux parcs d'engraissement en octobre et novembre, puis ont été assignés aux groupes témoin (12 enclos pour un total de 2170 veaux) et traitements DFM (10 enclos pour un total de 2040 veaux) en janvier. Bien que la dose cible de L. acidophilus était de 9 log10 CFU tête1 j1, les analyses après entreposage à température ambiante affichaient une dose moyenne de 8,6 log10 CFU tête1 j1 et démontraient une stabilité du DFM sur la gamme de températures rencontrées (−32,6 à 32,9°C) pendant la période d'entreposage. Les veaux entrants aux parcs d'engraissement avaient une faible prévalence (0,8%) d’E. coli O157 dans les fèces qui a augmenté à 11,2% en janvier. Une gamme de températures ambiantes variant sur 47°C pendant le mois peut avoir eu un effet de stress sur les boeufs et s'est soldé par une plus grande élimination d’E. coli O157 par rapport aux normales de saison. En comparant les prélèvements de peau collectés au début de l'alimentation DFM à ceux prélevés à l'expédition pour abattage, la prévalence d’E. coli O157 était en baisse (P<0,05) chez les bovins nourris au DFM, bien que la prévalence d’E. coli O157 des prélèvements de peau ne différait à aucun moment entre les groupes témoins et traités au DFM. De plus, le décompte d’E. coli O157 et la prévalence du micro-organisme dans les bouses ne montraient aucun changement entre les traitements. La colonisation des veaux par E. coli O157 avant l'alimentation au DFM a probablement réduit l'efficacité du DFM dans la présente étude. De l'information supplémentaire au sujet du calendrier d'alimentation au DFM relatif aux interactions entre les micro-organismes dans le tube digestif des bovins est nécessaire pour assurer une efficacité consistante du DFM pour le contrôle pré-abattage d’E. coli O157.

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