Development of a real-time PCR procedure for quantification of viable Escherichia coli in populations of E. coli exposed to lactic acid, and the acid tolerance of verotoxigenic E. coli (VTEC) from cattle hides.

Wang, H., Gill, C.O., et Yang, X.Q. (2014). « Development of a real-time PCR procedure for quantification of viable Escherichia coli in populations of E. coli exposed to lactic acid, and the acid tolerance of verotoxigenic E. coli (VTEC) from cattle hides. », Food Control, 43, p. 104-109. doi : 10.1016/j.foodcont.2014.02.039  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans la présente étude, nous voulions mettre au point une méthode PCR en temps réel pour déterminer les effets sur Escherichia coli d’un traitement de décontamination des carcasses de bœuf au moyen d’une solution d’acide lactique ainsi que vérifier s’il y avait des différences dans la tolérance à l’acidité des bactéries E. coli en général et d’E. coli vérotoxinogène (VTEC). Nous avons incubé des suspensions d’E. coli dans une solution d’acide lactique à 4 % à pH 3,6. Nous avons déterminé le nombre d’E. coli viables après différentes périodes d’incubation par dénombrement sur gélose et par quantification par PCR en temps réel du gène uidA dans des préparations d’ADN. Le nombre d’E. coli viables a progressivement diminué d’environ 4 unités logarithmiques durant l’incubation de 6 heures. Les valeurs de cycle seuil (Ct) moyennes pour le gène uidA dans l’ADN des échantillons prélevés à différents moments et traités ou non traités avec du monoazide de propidium (PMA) avant l’extraction de l’ADN étaient comparables. L’ajout du traitement au désoxycholate de sodium (SD) à 1 % avant le traitement au PMA s’est traduit par une augmentation de plus de 6 Ct lorsque la réduction du nombre de cellules viables était d’environ 1 unité logarithmique. Lorsque les cellules d’E. coli ayant été incubées dans des solutions d’acide lactique à 4 % à pH de 2,4, de 2,8, de 3,2 ou de 3,6 ont été ressuscitées dans un bouillon cœur-cervelle (BHI, brain heart infusion) dilué de moitié où elles ont été laissées 2 heures avant les traitements au SD et au PMA, la pente de la courbe des valeurs Ct en fonction du nombre de cellules viables d’E. coli était de 1,85 Ct log UFC‑1, avec un coefficient de corrélation (R2) de 0,80. Ces résultats montrent que même si les membranes d’E. coli inactivées par l’acide lactique à 4 % étaient très imperméables au PMA, les membranes des cellules mortes et des cellules endommagées ont été rendues perméables au PMA par le traitement au SD à 1 %. La ressuscitation dans le BHI a restauré les propriétés de barrière de la membrane des cellules endommagées. Le traitement à l’acide lactique a entraîné une augmentation des valeurs Ct de 4,1, de 3,7, de 2,5 et de 1,5 pour les gènes uidA, stx1, stx2 and eae, respectivement, et les augmentations observées pour les deux derniers gènes étaient significativement différentes (p < 0,05) de celles observées pour le gène uidA. Ces résultats indiquent que les souches VTEC porteuses du gène stx2 et/ou du gène eae étaient plus résistantes à l’acidité que les autres souches d’E. coli. Par conséquent, il faut faire preuve de prudence lorsqu’une souche générique d’E. coli sert d’indicateur pour les VTEC lors de l’évaluation de l’efficacité antimicrobienne des traitements de décontamination aux acides organiques dans les abattoirs.

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