Growth-promoting effects of pepsin- and trypsin-treated caseinomacropeptide from bovine milk on probiotics.

Robitaille, G. et Champagne, C.P. (2014). « Growth-promoting effects of pepsin- and trypsin-treated caseinomacropeptide from bovine milk on probiotics. », Journal of Dairy Research, 81(3), p. 319-324. doi : 10.1017/S0022029914000247  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les espèces probiotiques de Lactobacillus et de Bifidobacterium sont généralement des bactéries fastidieuses et requièrent des milieux enrichis pour croître. Dans les milieux à base de lait, elles se multiplient difficilement et nécessitent un complément d’azote pour produire des quantités élevées de biomasse bactérienne. Selon certaines sources, le caséinomacropeptide (CMP), un peptide de 7 kDa libéré de la κ‑caséine durant l’emprésurage ou la digestion gastrique, stimule, dans une certaine mesure, la croissance des lactobacilles et des bifidobactéries. Pendant le processus digestif, des peptides issus du CMP sont détectés dans la lumière intestinale. Dans la présente étude, nous voulions évaluer les effets de produits de digestion peptique et trypsique du CMP sur la croissance des bactéries lactiques probiotiques dans un bouillon de Man, Rogosa et Sharpe (MRS) et dans du lait durant la fermentation à 37 °C en atmosphère anaérobie. Notre étude révèle que le CMP traité par la pepsine utilisé comme complément à raison de 0,5 g/L peut favoriser la croissance des probiotiques même dans des milieux riches en peptone comme le MRS. L’effet a varié selon la souche et était manifeste pour les souches qui se multiplient difficilement dans le MRS : une amélioration d’un facteur de plus de 1,5 (p < 0,05) a été observée avec l’ajout du CMP traité par la pepsine. Le CMP traité par la trypsine a été beaucoup moins efficace comme facteur de croissance. De plus, le CMP traité par la pepsine a favorisé efficacement la croissance dans le lait de toutes les bactéries lactiques probiotiques testées, avec des quantités de biomasse augmentées de manière significative, c’est‑à‑dire d’un facteur de 1,7 à 2,6 (p < 0,05) selon la souche. Par conséquent, l’ajout de CMP traité par la pepsine au bouillon MRS et au lait serait avantageux pour la production de grandes quantités de biomasse pour les bifidobactéries et les lactobacilles.

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