Long-term monitoring of waterborne pathogens and microbial source tracking markers in paired-agricultural watersheds under controlled and conventional tile drainage management.

Wilkes, G.A., Brassard, J., Edge, T.A., Gannon, V.P.J., Gottschall, N., Jokinen, C.C., Jones, T.H., Khan, I.U.H., Marti, R., Sunohara, M., Topp, E., et Lapen, D.R. (2014). « Long-term monitoring of waterborne pathogens and microbial source tracking markers in paired-agricultural watersheds under controlled and conventional tile drainage management. », Applied and Environmental Microbiology, 80(12), p. 3708-3720. doi : 10.1128/AEM.00254-14  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons étudié les eaux de surface de bassins versants agricoles couplés sous régimes de drainage souterrain contrôlé (DSC) et de drainage souterrain non contrôlé (DSNC) pendant une période de 7 ans afin de déterminer si le régime DSC (imposé durant la saison de culture) avait une incidence sur la présence et les charges de bactéries pathogènes et de virus, de coliphages et de marqueurs de sources microbiennes. La présence de marqueurs de Bacteroidales liés aux êtres humains, aux ruminants et au bétail (ruminants + porcs) a été significativement moindre dans le bassin en régime DSC que dans le bassin en régime DSNC. Quant aux pathogènes, la présence de Salmonella spp. et de Arcobacter spp. a été significativement moindre dans le bassin en régime DSC. En aucun cas les charges quantitatives des microorganismes ciblés n’ont été significativement plus élevées dans le bassin en régime DSC, sauf en ce qui concerne le coliphage à ADN F-spécifique et à ARN F‑spécifique, peut­être à cause des matières fécales provenant d’une exploitation agricole d’agrément n’utilisant pas le système de drainage. La charge du marqueur lié aux ruminants a été plus faible dans le bassin en régime DSC que dans le bassin en régime DSNC, les résultats ayant été significatifs au niveau p = 0,06. La probabilité de la présence de Salmonella spp. était significativement plus élevée lorsqu’un marqueur lié aux ruminants était présent, alors que dans le cas de Arcobacter spp., la probabilité de la présence de ce pathogène était significativement moindre lorsqu’un marqueur lié aux ruminants était présent (mais elle augmentait en présence d’un marqueur lié aux animaux sauvages). Fait intéressant à signaler, la probabilité de la présence du norovirus GII (associé aux humains et aux porcs) dans l’eau augmentait significativement lorsqu’un marqueur lié aux ruminants était présent. Dans l’ensemble, les résultats de l’étude portent à croire que le drainage souterrain contrôlé pourrait réduire les risques d’exposition liés à la pollution des cours d’eau par les matières fécales provenant des champs drainés par des canalisations.

Date de modification :