Soil Capability as a predictor of Cropland Change in Alberta, Canada from 1998 to 2010.

Zhang, X., Huffman, E.C., Liu, J., et Liu, H. (2014). « Soil Capability as a predictor of Cropland Change in Alberta, Canada from 1998 to 2010. », Soil Use and Management, 30, p. 403-413. doi : 10.1111/sum.12134  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Pour pouvoir prévoir et planifier en vue de la production d’aliments, de la protection de l’environnement et de l’utilisation durable des ressources, il est important de comprendre de quelle manière interagissent l’utilisation des terres agricoles et les caractéristiques des sols. De nombreuses études ont porté sur la relation existant entre la rotation des cultures et les caractéristiques des sols à l’échelle locale, alors que moins d’études ont porté sur les relations existant entre la capabilité des sols, l’utilisation des terres agricoles et les changements se produisant à une échelle intermédiaire. Nous voulions connaître l’incidence de la capabilité des sols sur les changements survenus dans l’utilisation des terres agricoles sur une période de 22 ans, au moyen d’une analyse statistique de ces changements. Nous avons utilisé des images Landsat provenant des années 1988, 2002 et 2010 pour cartographier les changements d’utilisation des terres agricoles selon les classes de capabilité des sols, dans une localité pilote d’Alberta, au Canada. Entre la fin des années 1980 et l’année 2010 : (i) la superficie de cultures annuelles a considérablement augmenté, alors que celle de forêt et de jachère a diminué; (ii) les transitions entre cultures annuelles, cultures pérennes et jachère variaient considérablement selon la capabilité des sols; (iii) la transition d’une culture annuelle ou d’une jachère à une culture pérenne était la plus probable dans le cas des terres à sol de capabilité médiocre, alors que la transition d’une culture vivace ou d’une jachère à une culture annuelle était la plus probable dans le cas des terres à sol de meilleure capabilité. Les changements de pratiques d’utilisation des terres relevés dans le cadre de la présente étude laissent croire que les producteurs s’activent à intensifier la production dans leurs meilleures terres, afin d’en tirer le plus de revenus possible, tout en réduisant l’intensité de la production dans les terres plus pauvres, pour des raisons financières et/ou environnementales.

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