Assessment of effects of two runoff control engineering practices onsoil water and plant growth for afforestation in a semi-arid area after 10 years.

Zhang, F., Xing, Z.S., Rees, H.W., Dong, Y.L., Li, S., et Meng, F. (2014). « Assessment of effects of two runoff control engineering practices onsoil water and plant growth for afforestation in a semi-arid area after 10 years. », Ecological Engineering, 64, p. 430-442. doi : 10.1016/j.ecoleng.2013.12.024  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’eau est la principale contrainte à la croissance de la végétation dans la région semi-aride du plateau de lœss de la Chine. Le boisement, qui vise à limiter le ruissellement en association avec des méthodes d’ingénierie, a été reconnu comme une méthode efficace permettant d’améliorer l’utilisation de précipitations peu abondantes dans la restauration écologique de friches et de terres agricoles abandonnées dans des régions semi-arides de la Chine. Notre recherche a examiné les effets à long terme de deux mesures d’ingénierie portant sur l’humidité du sol, la consommation totale d’eau et la croissance des végétaux après leur application pendant dix ans dans des zones de boisement. Ces mesures d’ingénierie comprenaient notamment : des terrasses séparées par des zones en pente et des fosses de forme conique servant à concentrer les eaux de ruissellement. Les résultats indiquaient que, dans le cas des terrasses, le déficit hydrique annuel moyen du sol sur le site boisé aménagé à partir des friches était de 6,7 mm avec une évapotranspiration de 419,66 mm, tandis que le déficit hydrique annuel moyen du sol sur les terres agricoles abandonnées comportant des fosses de forme conique était de 9,26 mm avec une évapotranspiration de 422,26 mm. Le déficit hydrique annuel moyen du sol sur les terres agricoles abandonnées comportant des terrasses était de 15,60 mm avec une évapotranspiration de 428,60 mm. Les résultats de la recherche semblent fortement indiquer que les mesures d’ingénierie de contrôle des eaux de ruissellement qui faisaient l’objet de l’étude permettaient de réduire efficacement l’érosion du sol, d’augmenter le stockage de l’eau et de combler les besoins en eau de la végétation forestière et des graminées au début du boisement. Toutefois, advenant une réalimentation insuffisante en raison de précipitations peu abondantes, une surconsommation de l’eau du sol pouvait causer un assèchement du sol. Ainsi, dans la conception des mesures d’ingénierie pour la gestion des eaux de ruissellement lors du boisement, on doit tenir compte de la capacité de stockage de l’eau dans le sol ainsi que des besoins en eau de la végétation, et éventuellement limiter la densité initiale des arbres.

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