Effects of the plant extract silymarin on prolactin concentrations mammary gland development, and oxidative stress in gestating gilts.

Farmer, C., Lapointe, J., et Palin, M.-F. (2014). « Effects of the plant extract silymarin on prolactin concentrations mammary gland development, and oxidative stress in gestating gilts. », Journal of Animal Science, 92(7), p. 2922-2930. doi : 10.2527/jas.2013-7118  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons examiné les effets de la silymarine, extraite de plantes, sur la concentration sanguine des hormones, l’état oxydatif, le développement mammaire et l’expression des gènes mammaires à la fin de la gestation chez des truies qui en avaient reçu 4 g deux fois par jour. Les cochettes ont reçu des rations classiques durant la gestation, et au jour 90, elles ont été réparties dans le groupe témoin (TEM, n = 16) ou le groupe de traitement (TRT, n = 17). Le traitement consistait en l’administration de 4 g de silymarine deux fois par jour jusqu’au jour 110, après quoi les cochettes ont été abattues. Nous avons prélevé du tissu mammaire, en avons analysé la composition et y avons mesuré l’expression des gènes et déterminé l’état oxydatif. Nous avons également prélevé le foie et les corps jaunes pour mesurer les variables du stress oxydatif. Aux jours 88, 94 et 109 de la gestation, nous avons prélevé des échantillons de sang pour les essais sur les hormones et l’évaluation des biomarqueurs du stress oxydatif. La silymarine a augmenté (p = 0,05) les concentrations sanguines de prolactine dans tous les échantillons de sang prélevés. Dans les analyses faites en fonction du moment du prélèvement, les concentrations de prolactine chez les cochettes du groupe TRT ont eu tendance (p < 0,10) à être plus élevées que chez les cochettes du groupe TEM au jour 94 de la gestation. L’analyse du sang prélevé à différents moments a aussi révélé que la silymarine a réduit (p ≤ 0,05) l’accumulation plasmatique des biomarqueurs de dommages oxydatifs aux protéines (groupements carbonyles des protéines) entre le jour 89 et le jour 109. Le traitement n’a pas eu d’effet (p > 0,10) sur les concentrations de progestérone, d’œstradiol, de leptine ou de 8-hydroxy-2'-désoxyguanosine (8-OHdG). Le pourcentage de matières grasses dans le parenchyme mammaire était plus élevé (p ≤ 0,05), le pourcentage de protéines plus faible (p ≤ 0,05) et les concentrations d’ARN (p ≤ 0,01) et d’ADN (p < 0,05) plus faibles chez les cochettes TRT que chez les TEM. Dans le parenchyme mammaire des cochettes TRT, il y avait moins (p ≤ 0,05) d’ARNm de STAT5A et de leptine, et l’ARNm de STAT5B avait tendance à être moins abondant (p ≤ 0,10) que chez les cochettes TEM. Chez les cochettes TRT, la silymarine a diminué (p ≤ 0,001) les concentrations de carbonyles protéiques dans le foie. Aucun effet du traitement n’a été observé sur l’expression des gènes d’antioxydants ni sur l’activité enzymatique dans le foie, même si l’activité totale de la superoxyde dismutase (SOD) a eu tendance à être plus élevée (p ≤ 0,10) dans les corps jaunes des animaux traités que dans ceux des animaux témoins. Il s’agit de la première démonstration que, chez les truies, la silymarine peut accroître les concentrations de prolactine et protéger contre le stress oxydatif, même si l’augmentation de prolactine n’était pas suffisante pour avoir un effet bénéfique sur le développement des glandes mammaires en fin de gestation.

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