Occurrence, genetic diversity, and potential pathways of entry of Halyomorpha halys in newly invaded areas of Canada and Switzerland.

Gariepy, T.D., Haye, T., Fraser, H.M., et Zhang, J. (2014). « Occurrence, genetic diversity, and potential pathways of entry of Halyomorpha halys in newly invaded areas of Canada and Switzerland. », Journal of Pest Science, 87(1), p. 17-28. doi : 10.1007/s10340-013-0529-3  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La punaise Halyomorpha halys s’est récemment établie hors de son aire de répartition asiatique d’origine. Dans le nord-est des États-Unis, elle inflige des pertes économiques importantes aux producteurs agricoles. La présence de populations reproductrices a été confirmée en Suisse et au Canada, mais leur voie d’entrée respective et leur diversité génétique dans ces deux pays demeurent indéterminées. Afin d’établir les voies d’invasion et la ou les population(s) source(s), nous avons comparé la diversité au sein d’échantillons provenant d’Asie, d’Amérique du Nord et d’Europe. Nous avons constaté que la diversité génétique est plus élevée en Asie qu’au Canada et en Suisse. Trois haplotypes ont été décelés parmi les populations canadiennes, mais un seul d’entre eux dominait. En comparaison, deux des trois haplotypes décelés parmi les populations suisses ont été trouvés fréquemment parmi les échantillons prélevés dans ce pays. Des analyses moléculaires et les mentions d’interception donnent à croire que les populations canadiennes sont issues de populations établies aux États-Unis. Les populations nord-américaines proviennent probablement des provinces de Hebei/Beijing, en Chine. L’origine des populations suisses demeure incertaine. L’haplotype dominant en Suisse semblait correspondre à un des haplotypes décelés dans les échantillons prélevés dans les provinces de Hebei et de Beijing, mais il n’était pas l’haplotype dominant dans ces régions. Le prélèvement de nouveaux échantillons s’impose pour confirmer la répartition et l’abondance de cet haplotype dans sa contrée d’origine. Les deux autres haplotypes étaient uniques à la Suisse et n’ont pas été observés parmi nos échantillons asiatiques. Fait intéressant, l’Amérique du Nord et la Suisse ne partageaient aucun haplotype, ce qui indique que les deux invasions se sont produites indépendamment l’une de l’autre et ne résultent pas de la circulation de biens et de marchandises entre les États-Unis et l’Europe.

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