A molecular diagnostic tool for the preliminary assessment of host–parasitoid associations in biological control programmes for a new invasive pest.

Gariepy, T.D., Haye, T., et Zhang, J. (2013). « A molecular diagnostic tool for the preliminary assessment of host–parasitoid associations in biological control programmes for a new invasive pest. », Molecular Ecology, 23(15), p. 3912-3924. doi : 10.1111/mec.12515  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’évaluation des associations hôtes-parasitoïdes à l’aide de méthodes classiques peut être précaire. Les techniques moléculaires peuvent être utilisées à profit pour préciser les liens trophiques et élucider les associations hôtes‑parasitoïdes. L’établissement hors de l’Asie de la punaise marbrée (Halyomorpha halys) (Hemiptera : Pentatomidae), un ravageur hautement envahissant, a généré un intérêt pour l’utilisation de parasitoïdes des œufs (Hymenoptera : Scelionidae) comme agents de lutte biologique. On sait toutefois peu de choses sur la gamme d’hôtes de ces parasitoïdes. Afin de combler cette lacune, les chercheurs ont eu recours au codage à barres moléculaire et mis au point des amorces PCR spécifiques aux Scelionidae et aux Pentatomidae dans le but d’amplifier et de séquencer des fragments de plus de 500 pb dans la région ciblée du gène de la cytochrome oxydase I (COI) pour identifier les principaux intervenants dans cette association. L’amplification de l’ADN des Pentatomidae et des Scelionidae a donné des résultats concluants pour de nombreux taxons au sein de ces familles et a permis de détecter des œufs de Scelionidae dans ceux du H. halys une heure après la ponte. Lors d’essais en laboratoire, l’amplification et le séquençage de l’ADN d’œufs parasités vides se sont révélés efficaces tant pour l’hôte (taux de succès de 100 %) que pour le parasitoïde (taux de succès de 50 %). Appliquées à des masses d’œufs vides récoltées sur le terrain, les amorces ont permis d’identifier l’hôte chez 50 à 100 % des œufs analysés et ont permis des identifications jusqu’à l’espèce. Entre 33 et 67 % des parasitoïdes ont été identifiés avec succès, jusqu’au genre dans la majorité des cas, à partir d’œufs récoltés sur le terrain. L’incapacité d’identifier ces spécimens jusqu’à l’espèce est due à la non‑représentation des membres de ce groupe taxinomique dans les bases de données publiques de séquences d’ADN. Cette situation devrait s’améliorer avec le séquençage de l’ADN de nouvelles espèces et la saisie des résultats des analyses dans ces bases de données. Les amorces mises au point par les chercheurs ont permis de déceler et d’identifier le Pentatomidae hôte et le Scelionidae parasitoïde dans une masse d’œufs hyperparasitée et d’ainsi clarifier des liens trophiques qui n’auraient pu être élucidés à l’aide des méthodes classiques.

Date de modification :