Phenology, life table analysis and temperature requirements of the invasive brown marmorated stink bug, Halyomorpha halys, in Europe.

Haye, T., Abdallah, S., Gariepy, T.D., et Wyniger, D. (2014). « Phenology, life table analysis and temperature requirements of the invasive brown marmorated stink bug, Halyomorpha halys, in Europe. », Journal of Pest Science, 87(3), p. 407-418. doi : 10.1007/s10340-014-0560-z  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La punaise envahissante Halyomorpha halys a été introduite accidentellement en Suisse vers 2004 et s’est depuis établie dans deux pays voisins, la France et l’Italie. Afin de mieux comprendre la dynamique des populations de ce ravageur en Europe, nous avons étudié la phénologie, la biologie reproductive et les exigences thermiques des populations suisses de ce ravageur. Les adultes ont émergé de leur diapause hivernale en avril, mais le pic de ponte n’est pas survenu avant le début de juillet. Les femelles ont pondu en moyenne 79 œufs (maximum de 160). La période de ponte s’est échelonnée du milieu de juin à la fin de septembre. Les œufs pondus en août et en septembre n’ont produit aucune descendance en raison des basses températures automnales. En présence de fluctuations de température naturelles, le développement de l’œuf à l’adulte a duré entre 60 et 131 jours. Les premiers adultes de la nouvelle génération n’ont pas été observés avant le milieu d’août, alors que la photopériode, déjà inférieure à 15 h, a vraisemblablement induit la diapause et inhibé l’activité reproductrice des adultes de la nouvelle génération. En présence de températures contrôlées de 20, 25 et 30 °C, les populations suisses de l’H. halys ont bouclé leur développement de l’œuf à l’adulte en 75,8, 42,3 et 33,2 jours, respectivement. Aucun signe de développement n’a été observé à des températures inférieures ou égales à 15 °C ou égales ou supérieures à 35 °C. Le nombre de degrés-jours requis pour le développement de l’œuf à l’adulte s’établissait à 588,24 DJ. En présence de conditions semi-naturelles, la mortalité totale chez les populations suisses s’élevait à 86,7 %, pour un taux net de reproduction de 5,69, valeur caractéristique de populations en croissance. En Suisse, l’H. halys est univoltin, mais on peut s’attendre à ce qu’il soit bivoltin dans la région méditerranéenne s’il y poursuit sa dispersion.

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