Standardization of a non-invasive methodology to measure cortisol in hair of beef cattle.

Moya, D., Schwartzkopf-Genswein, K.S.G., et Veira, D.M. (2013). « Standardization of a non-invasive methodology to measure cortisol in hair of beef cattle. », Livestock Science, 158(1-3), p. 138-144. doi : 10.1016/j.livsci.2013.10.007  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Cette étude visait a) à déterminer si le poil des bovins de boucherie contient des quantités mesurables de cortisol; et b) à vérifier l’effet de l’emplacement du poil et de la méthode de prélèvement de celui-ci sur les quantités de cortisol mesurées. Des échantillons de poils (0,5 g) ont été prélevés de la tête, du cou, de l’épaule, de la hanche et du toupillon de douze taureaux de race croisée Angus (313,1 ± 14,7 kg) au moyen de deux méthodes : par épilage, pour s’assurer de prélever les follicules pileux; et par rasage avec un rasoir électrique, pour couper le poil le plus près possible de la peau. Les échantillons de poils ont été lavés deux fois à l’isopropanol, après quoi ils ont été passés dans un broyeur à boulets pendant 5 min à 22 Hz. Ils ont ensuite été soniqués 30 minutes dans du méthanol, puis incubés à 50 °C 18 heures sous agitation à 100 tours/minute. Le surnageant a été pipetté et évaporé dans un bloc chauffant à 45 °C sous un jet d’azote. Les échantillons secs ont été dissous dans de la saline tamponnée au phosphate avant la quantification du cortisol par ELISA de compétition. La méthode décrite a permis de détecter du cortisol dans tous les échantillons de poils, où les concentrations variaient de 0,30 à 5,31 pg/mg. Les coefficients de variation (CV) intra-analyse variaient de 3,6 % à 6,0 %, et les CV inter-analyses, de 5,4 % à 11,2 %. La concentration de cortisol était plus élevée (p < 0,05) dans le poil de la queue (1,99 ± 0,189 pg/mg) que dans celui de la tête et de l’épaule (1,14 et 0,82 ± 0,189 pg/mg, respectivement) et plus élevée dans le poil du cou et de la hanche (1,50 et 1,59 ± 0,189 pg/mg, respectivement) que dans celui de l’épaule (0,82 ± 0,189 pg/mg). La concentration de cortisol était également plus élevée (p < 0,01) dans les poils prélevés par rasage (2,35 ± 0,176 pg/mg) que dans ceux prélevés par épilage (1,75 ± 0,176 pg/mg). Nous avons constaté une interaction jour × emplacement (p = 0,01) : les poils de la tête, du cou et de l’épaule avaient moins de cortisol au jour 28 qu’ils n’en avaient au jour 1 de l’expérience. Les données montrent une association positive significative entre la concentration de cortisol dans les échantillons de salive et celle des poils de la hanche (r = 0,52) et de la queue (r = 0,63). Nous avons également observé une tendance vers une association positive entre les métabolites glucocorticoïdes des matières fécales et la concentration du cortisol dans les poils du cou et de la queue (r = 0,46 et 0,47, respectivement). Les résultats indiquent que le poil peut servir de matrice pour mesurer la concentration de cortisol chez les bovins de boucherie. Le rasage de poils de la queue semble la meilleure façon d’obtenir des échantillons pour mesurer la concentration du cortisol dans le poil.

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