Population genetic structure of the western cherry fruit fly Rhagoletis indifferens (Diptera: Tephritidae) in British Columbia, Canada

Maxwell, S.A., Thistlewood, H.M.A., et Keyghobadi, N. (2014). « Population genetic structure of the western cherry fruit fly Rhagoletis indifferens (Diptera: Tephritidae) in British Columbia, Canada », Agricultural and Forest Entomology, 16(1), p. 33-44. doi : 10.1111/afe.12029  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La connectivité et la mobilité des populations sont des paramètres écologiques qui ont une incidence déterminante sur l’impact des ravageurs et qui doivent par conséquent être pris en compte dans toute stratégie de lutte antiparasitaire. Pour de nombreux insectes, l’évaluation directe de ces paramètres est difficile, mais leur évaluation indirecte au moyen de données sur la génétique des populations est possible. Nous avons utilisé des marqueurs microsatellites pour examiner la structure génétique des populations de la trypète occidentale des cerises, le principal ravageur de la cerise dans l’ouest de l’Amérique du Nord et en Colombie-Britannique, au Canada, et pour faire des inférences concernant la connectivité et la mobilité potentielle de ses différentes populations. Une comparaison de populations habitant quatre régions différentes séparées par des distances pouvant atteindre environ 400  km a révélé la présence d’une différenciation génétique importante à l’échelle tant intrarégionale qu’interrégionale. Lorsque nous avons considéré les populations comme unités d’analyse, nous avons observé un important isolement par la distance (IBD) à des échelles spatiales supérieures mais non inférieures à environ 20  km. En comparaison, lorsque nous avons utilisé des mouches considérées individuellement comme unités d’analyse, nous avons observé un IBD significatif à des échelles aussi petites que moins de 100  m. Nous n’avons observé aucun signe de différenciation génétique parmi les populations échantillonnées sur des espèces ou des variétés de plantes différentes. Nos résultats semblent indiquer que les déplacements des mouches sont limités, même si des niveaux élevés d’échange génétique sont maintenus à des échelles pouvant atteindre 20  km, possiblement sous les effets combinés d’un échange de gènes de type stepping-stone et de la grande taille des populations.

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