Frequency-dependent host species use by a candidate biological control insect within its native European range.

Moffat, C.E., Lalonde, R.G., Ensing, D.J., De Clerck-Floate, R.A., Grosskopf-Lachat, G., et Pither, J. (2013). « Frequency-dependent host species use by a candidate biological control insect within its native European range. », Biological Control, 67(3), p. 498-508. doi : 10.1016/j.biocontrol.2013.10.007  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Lorsqu’un programme de lutte biologique classique a pour cibles plusieurs espèces envahissantes appartenant à un même genre, la réalisation d’études exhaustives sur l’utilisation des hôtes à l’échelle de l’aire d’origine des espèces en cause peut être une façon efficace de prévoir avec précision quelle espèce est la plus susceptible d’être tenue en échec dans son pays d’adoption par une espèce candidate à titre d’agent de lutte. Au moins quinze espèces d’épervières (Pilosella spp.) ont été introduites en Amérique du Nord. Ces plantes envahissantes y livrent une compétition agressive aux plantes indigènes dans des régions importantes sur les plans économique et écologique et continuent d’y étendre leur aire de répartition. La guêpe gallicole Aulacidea pilosellae est une espèce candidate prometteuse à titre d’agent de lutte contre ces mauvaises herbes. Des relevés antérieurs n’ayant révélé aucune tendance concluante en matière d’utilisation écologique des hôtes à l’échelle de l’aire de répartition d’origine de la guêpe, nous avons supposé que l’utilisation des hôtes par la guêpe suivait un ordre de préférence. Un vaste relevé visant à évaluer l’utilisation de toutes les espèces hôtes potentielles dans quatre régions comprises dans l’aire de répartition d’origine de l’Aulacidea pilosellae a mis en évidence des différences considérables dans l’utilisation de ces espèces dans les quatre régions étudiées. L’hypothèse selon laquelle les plantes hôtes seraient utilisées selon un ordre de préférence prédéterminé dans les parcelles contenant plusieurs hôtes potentiels n’a pas été étayée. Dans les parcelles abritant plusieurs espèces hôtes potentielles, nous avons noté que l’utilisation relative des espèces présentes dépendait de leur fréquence et que seul l’hôte le plus abondant était utilisé, et ce, beaucoup plus fréquemment que si son utilisation était le fruit du hasard. De façon plus précise, nous avons noté que seule l’espèce la plus abondante était utilisée comme hôte à un site donné, peu importe le nombre d’espèces hôtes potentielles présentes. Ce premier cas connu d’utilisation d’espèces hôtes en fonction de leur fréquence par un insecte utilisé comme agent de lutte biologique contre des mauvaises herbes semble confirmer l’utilité de réaliser des évaluations similaires dans l’aire de répartition d’origine pour d’autres systèmes opposant plusieurs espèces hôtes d’un même genre à un insecte susceptible d’être utilisé comme agent de lutte biologique.

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