Pathogens of bovine respiratory disease in North American feedlots conferring multidrug resistance via integrative conjugative elements.

Klima, C.L., Zaheer, R., Cook, S.R., Booker, C.W., Hendrick, S., Alexander, T.W., et McAllister, T.A. (2014). « Pathogens of bovine respiratory disease in North American feedlots conferring multidrug resistance via integrative conjugative elements. », Journal of Clinical Microbiology, 52(2), p. 438-448. doi : 10.1128/JCM.02485-13  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans la présente étude, nous avons déterminé la prévalence des bactéries et des virus pathogènes associés au complexe respiratoire bovin chez les bovins, puis nous avons caractérisé le profil génétique, la sensibilité aux antimicrobiens et la nature des déterminants de la résistance antimicrobienne chez les bactéries isolées. Nous avons analysé par PCR des échantillons de sécrétions nasopharyngées prélevées par écouvillonnage et des échantillons de tissu pulmonaire provenant de 68 animaux morts du complexe respiratoire bovin en Alberta, au Canada (n = 42), au Texas (n = 6) et au Nebraska (n = 20), dans le but de rechercher le virus de la diarrhée virale bovine, le virus respiratoire syncytial bovin, l’herpèsvirus bovin de type 1, le virus parainfluenza type 3, Mycoplasma bovis, Mannheimia haemolytica, Pasteurella multocida et Histophilus somni. À l’exception de l’herpèsvirus bovin de type 1, tous les agents ont été détectés. M. haemolytica (91 %) et le virus de la diarrhée virale bovine (69 %) sont les agents qui ont été le plus souvent détectés, et ils étaient tous deux présents chez 63 % des bovins. Des souches de M. haemolytica (n = 55), de P. multocida (n = 8) et de H. somni (n = 10) ont aussi été isolées des tissus pulmonaires. Parmi les isolats de M. haemolytica, une sous‑population clonale (n = 8) d’un parc d’engraissement du Nebraska a été identifiée. Ces trois microorganismes pathogènes présentaient tous un taux élevé de résistance antimicrobienne : 45 % étaient résistants à trois antimicrobiens ou plus. Les souches de M. haemolytica (n = 18), de P. multocida (n = 3) et de H. somni (n = 3) provenant du Texas et du Nebraska étaient porteuses d’éléments intégratifs conjugatifs (EIC) conférant une résistance à de nombreuses (jusqu’à sept) classes d’antimicrobiens. Les EIC ont été transférés par conjugaison de P. multocida à Escherichia coli, et de M. haemolytica et H. somni à P. multocida. Les profils de multirésistance dus aux EIC observés chez les bactéries pathogènes associées au complexe respiratoire bovin pourraient représenter un obstacle important à de nombreuses stratégies de traitement aux antimicrobiens utilisées couramment pour lutter contre le complexe respiratoire bovin.

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