Comparative secretome analysis of Fusarium graminearum and two of its non-pathogenic mutants upon deoxynivalenol induction in vitro.

Rampitsch, C., Day, J., Subramaniam, R., et Walkowiak, S. (2013). « Comparative secretome analysis of Fusarium graminearum and two of its non-pathogenic mutants upon deoxynivalenol induction in vitro. », Proteomics, 13(12-13), p. 1913-1921. doi : 10.1002/pmic.201200446  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Pour comprendre les premiers événements à survenir dans les interactions plantes-pathogènes, il faut explorer le sécrétome des pathogènes afin d’identifier les protéines intervenant à diverses étapes de la pathogenèse. On peut déterminer le sécrétome à partir de pathogènes cultivés in vitro, puis caractérisés à l’aide de méthodes protéomiques normalisées fondées sur l’extraction des protéines et l’identification subséquente des peptides trypsiques par CPL‑SM. Un sous-ensemble du sécrétome est composé de protéines dont la présence est nécessaire au déclenchement de l’infection et dont l’élimination réduirait ou annulerait la virulence des pathogènes. Dans le cadre de notre étude, nous présentons une analyse comparative du sécrétome du Fusarium graminearum. Ce champignon filamenteux cause la fusariose de l’épi chez le blé, grave maladie qui affecte de nombreuses régions de culture céréalière. Les grains fusariés sont contaminés par des mycotoxines et ne peuvent être consommés par les humains ou les animaux. Nous avons utilisé la SM quantitative sans marquage pour comparer le sécrétome du type sauvage du F. graminearum à ceux de deux mutants de délétion non pathogènes, Δtri6 et Δtri10. Ces mutations visant des facteurs de transcription régulateurs de mycotoxines ont permis de distinguer un sous-ensemble de 29 protéines dont l’abondance relative était modifiée dans le sécrétome, d’après le dénombrement par analyse spectrale. Les protéines dont l’abondance avait diminué sont des facteurs de virulence potentiels. Ces protéines comprenaient des enzymes de dégradation de la paroi cellulaire, des enzymes métaboliques, des protéines liées à la pathogenèse et des protéines dont la fonction demeure inconnue.

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