Signal through the noise? Phylogeny of the Tachinidae (Diptera) as inferred from morphological evidence.

Cerretti, P., O'Hara, J.E., Wood, D.M., Shima, H., Inclan, D.J., et Stireman III, J.O. (2014). « Signal through the noise? Phylogeny of the Tachinidae (Diptera) as inferred from morphological evidence. », Systematic Entomology, 39(2), p. 335-353. doi : 10.1111/syen.12062  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La famille des Tachinidae constitue une des lignées d’insectes parasitoïdes les plus diversifiées au sein des Ostreiodea, mais en dépit de sa vaste répartition, de sa diversité et de l’importance de sa contribution à la lutte biologique, sa phylogénie demeure largement méconnue. Nous examinons ici l’histoire de la systématique des Tachinidae et présentons la première analyse phylogénétique quantitative de la famille fondée sur des données morphologiques. Nous avons réalisé des analyses cladistiques intégrant 135 caractères morphologiques de 492 espèces de Tachinidae représentant 180 genres répartis dans les quatre sous-familles actuellement reconnues (Dexiinae, Exoristinae, Phasiinae, Tachininae) et toutes les principales tribus. Nous avons utilisé des caractères des œufs, des larves du premier stade et des adultes des deux sexes. Nous avons examiné les effets de la variation des poids attribués à chaque caractère en réanalysant les données avec divers facteurs de concavité. À l’échelle de la sous-famille, notre analyse appuie de façon générale les regroupements Dexiinae + Phasiinae et Tachininae + Exoristinae, seuls les Exoristinae et les Phasiinae ressortant comme des assemblages monophylétiques sous un large éventail de poids. Dans de telles conditions, les Dexiinae, jusque-là considérés comme un assemblage monophylétique bien établi, ressortent comme un assemblage paraphylétique par rapport aux Phasiinae. Les Tachininae forment un grade paraphylétique d’où sont issus les Exoristinae, assemblage monophylétique. Les Exoristinae forment une lignée monophylétique, mais les relations phylogénétiques au sein de la sous-famille demeurent en grande partie incertaines. Nous avons également exploré l’évolution de la stratégie de ponte et découvert que les groupes ovipares sont disséminés parmi les assemblages ovolarvipares, ce qui semble indiquer que l’oviparie est apparue à plusieurs reprises indépendamment des lignées ancestrales ovolarvipares. Ce modèle évolutif contre-intuitif constitue une nouvelle hypothèse formulée sur la base des résultats de cette analyse. Enfin, deux grandes tendances émergent lorsqu’on examine les associations avec les hôtes en fonction de notre hypothèse phylogénétique en présence de poids égaux : i) bien que plus de 60 % des Tachinidae soient des parasitoïdes de chenilles de Lépidoptères, aucune des formes les plus primitives de chacun des clades basaux n’est clairement associée aux Lépidoptères, ce qui porte à croire que les Tachinidae ont mis du temps à coloniser ces hôtes mais ont connu par la suite connu une radiation importante à leurs dépens; ii) il existe une concordance générale entre l’utilisation des hôtes et la monophylie des principales lignées.

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