Évaluation économique de l'intervalle entre les cultures de canola et de pois dans les assolements.

Smith, E.G., Kutcher, H.R., Brandt, S.A., Ulrich, D.J., Malhi, S.S., et Johnston, M. (2013). « Évaluation économique de l'intervalle entre les cultures de canola et de pois dans les assolements. », Canadian Journal of Plant Science, 93(5), p. 933-940. doi : 10.4141/cjps2013-021  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les auteurs ont recouru à une étude sur le terrain de longue haleine portant sur l'intervalle entre les assolements de canola et de pois pour établir les systèmes de production les plus rentables pour le canola. L’écart entre les cultures de canola ne cesse de s'amenuiser, le canola étant dans la plupart des cas cultivé plus souvent qu'une fois aux quatre ans, comme on le recommande. Les agriculteurs pourraient voir leur rentabilité à long terme diminuer si des assolements aussi courts entraînent une hausse de la maladie et une réduction du rendement. Une étude sur le terrain réalisée de 1998 à 2007 à Scott et de 1999 à 2006 à Melfort, en Saskatchewan (Canada), a permis d'examiner les répercussions à long terme d'assolements plus brefs du canola et du pois. Le canola et le pois ont été cultivés de façon continue ou en rotation avec du blé ou du lin pendant 2, 3 ou 4 ans. On a recouru pour cela à deux types de canola, une variété sensible à la jambe noire et un hybride résistant à la maladie. Les recettes excédant les coûts variables des systèmes de production ont été établies pour les quatre dernières années de l’étude, période où les conséquences de l'assolement devraient être les plus évidentes. La monoculture du canola et du pois constituent les systèmes les moins lucratifs. Le canola sensible à la jambe noire donne des recettes plus élevées dans les assolements de trois ou quatre ans, comparativement à la monoculture ou à l'assolement de deux ans. L'hybride résistant à la jambe noire donne des recettes statistiquement semblables pour les assolements de deux, trois ou quatre ans, recettes supérieures à celles de la monoculture. L'assolement de courte durée s'avère plus rentable avec l'hybride résistant à la jambe noire, même lorsque l'incidence et la gravité de la maladie augmentent après plusieurs années d'assolements brefs. Étant donné le prix élevé du canola, les assolements courts rapportent autant sinon plus que les assolements plus espacés de canola. L'industrie du canola doit reconnaître que les producteurs sont économiquement incités à recourir à des assolements de courte durée pour le canola et qu'il faut développer de nouveaux systèmes (résistance à la maladie et assolements) dans ce contexte.

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