Reducing GHG emissions through genetic improvement for feed efficiency: effects on economically important traits and enteric methane production.

Basarab, J.A., Beauchemin, K.A., Baron, V.S., Ominski, K.H., Guan, L.L., Miller, S.P., et Crowley, J.J. (2013). « Reducing GHG emissions through genetic improvement for feed efficiency: effects on economically important traits and enteric methane production. », Animal, 7(S2), p. 305-315. doi : 10.1017/S1751731113000888  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La sélection génétique ciblant la consommation résiduelle (CR) est une approche indirecte pour réduire les émissions de méthane (CH4) entérique chez les bovins de boucherie et les bovins laitiers. La consommation résiduelle est modérément héritable (de 0,26 à 0,43), modérément répétable avec tous les genres de rations (de 0,33 à 0,67) et indépendante de la taille corporelle et de la production de l’animal; de plus, lorsqu’on l’ajuste pour tenir compte de l’épaisseur du gras dorsal mesurée aux ultrasons un jour autre que le jour du test (CR‑gras), elle est indépendante de la teneur en graisse corporelle des animaux en croissance. Par ailleurs, la consommation résiduelle est fortement dépendante de l’exactitude de la mesure de la consommation alimentaire individuelle des animaux. La répétabilité chez un même animal de la consommation alimentaire est modérée (de 0,29 à 0,49) et est assortie de fluctuations diurnes caractéristiques selon le type de bovin, la ration et le génotype; il faut donc mesurer ce paramètre pendant au moins 35 jours. En outre, la mesure directe de la production de CH4 entérique, vraisemblablement plus variable et coûteuse que la mesure de la consommation alimentaire, doit être exprimée en production de CH4 (g/animal par jour) ajustée en fonction de la taille, de la croissance, de la composition corporelle et de la consommation de matière sèche de l’animal, ou en production de CH4 résiduelle. L’évaluation directe du phénotype CH4 présente aussi un inconvénient lié fait que les relations entre la production de CH4 entérique et les autres caractères d’importance économique restent en grande partie indéterminées. La sélection favorisant une faible CR‑gras (efficience alimentaire, ‑ CR‑gras) permettra de produire des bovins consommant moins de matière sèche et ayant meilleur indice de conversion alimentaire que les bovins à forte CR‑gras (inefficience alimentaire, + CR‑gras). Peu d’effets antagonistes ont été signalés en ce qui concerne la relation entre la CR‑gras et la qualité de la viande, la fertilité, la productivité à vie de la vache et l’adaptabilité au stress ou aux conditions du pâturage extensif. La production de de CH4 entérique des bovins à faible CR‑gras est de 15 à 25 % inférieure à celle des bovins + CR‑gras, car la consommation de matière sèche est en relation positive avec la production de méthane entérique. De plus, la faible consommation de matière sèche, la réduction de la durée et de la fréquence des repas et la flore bactérienne du rumen favorisant la fermentation ruminale qui caractérisent les bovins ‑ CR‑gras pourraient se traduire par une augmentation de 1 ou 2 % de la digestibilité de la matière sèche et des protéines brutes par comparaison aux bovins + CR‑gras. Vu la vitesse des changements génétiques atteinte avec cette approche, on pourrait voir une augmentation de l’efficience alimentaire et une réduction des émissions de méthane entérique de 0,75 à 1,0 % par année avec des animaux de taille, de croissance et de teneur corporelle en gras comparables à celles des animaux qui ne sont pas issus d’une sélection favorisant une faible CR‑gras.

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