Effect of 3′,5′-cyclic diguanylic acid in a broiler Clostridium perfringens infection model.

Fatima, M., Rempel, H., Kuang, T., Allen, K.J., Cheng, K.M.-T., Malouin, F., et Diarra, M.S. (2013). « Effect of 3′,5′-cyclic diguanylic acid in a broiler Clostridium perfringens infection model. », Poultry Science, 92(10), p. 2644-2650. doi : 10.3382/ps.2013-03143  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans le cadre de la stratégie de lutte contre Clostridium perfringens, nous avons examiné l’effet synergique d’un second messager bactérien ubiquiste, l’acide 3′,5′-diguanylique cyclique (c-di-GMP), avec la pénicilline G dans une étude de provocation chez des poulets de chair. Un mélange de quatre souches de C. perfringens a été inoculé par gavage dans le jabot de tous les poussins aux jours 14, 15 et 16. Les oiseaux ont été traités avec de la saline (groupe témoin) ou avec 20 nmol of c‑di‑GMP par gavage or par voie intramusculaire (IM) au jour‑24 et ont reçu de la pénicilline G dans l’eau de boisson pendant 5 jours. Du jour 21 au jour 35, des échantillons hebdomadaires ont été prélevés dans le cæcum et le jéjunum pour le dénombrement des C. perfringens et des Lactobacillus. Chez les poussins de 35 jours qui avaient reçu le traitement par voie IM, le nombre de C. perfringens était significativement réduit (P < 0,05) dans le cæcum, ce qui semble indiquer une possible activité synergique entre la pénicilline G et le c‑di‑GMP contre C. perfringens dans le in cæcum des poulets de chair. De plus, la recherche gène de l’alpha-toxine (cpa), un gène de virulence de C. perfringens, dans le cæcum des poussins du jour 21 au jour 35, a révélé qu’il était présent chez 30 % des animaux traités par voie IM, alors que chez les deux autres groupes (témoin et gavage), la fréquence du gène a augmenté de 10 à 60 %, pendant la même période. La détection des gènes de β-lactamases (bla {SUB}C{/SUB}{SUB}M{/SUB}{SUB}Y{/SUB}-2, bla {SUB}S{/SUB}{SUB}H{/SUB}{SUB}V{/SUB} et bla {SUB}T{/SUB}{SUB}E{/SUB}{SUB}M{/SUB}) indiquant la présence de bactéries à Gram négatif dans les échantillons prélevés du jour 21 au jour 35 n’a pas révélé d’effet important des traitements. Le polymorphisme des fragments amplifiés a montré une similarité prédominante de 92 % entre le cæcum des oiseaux témoins de 21 jours et celui des oiseaux traités au c‑di‑GMP par voie IM à 35 jours, ce qui semble indiquer que le traitement au c‑di‑GMP par voie IM pourrait restaurer la microflore normale de l’hôte au jour 35 après la provocation par C.perfringens. Nos résultats permettent de penser que le c-di-GMP peut réduire la colonisation de l’intestin par C.perfringens sans augmenter la pression de sélection de certains gènes de β-lactamases ni modifier la population de bactéries commensales.

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