Redescription of an early-derivative mite, Pentasetacus araucariae (Eriophyoidea, Phytoptidae), and new hypotheses on the eriophyoid reproductive anatomy.

Chetverikov, P., Beaulieu, F., Beliavskaia, A.Y., Rautian, M.S., et Sukhareva, S.I. (2014). « Redescription of an early-derivative mite, Pentasetacus araucariae (Eriophyoidea, Phytoptidae), and new hypotheses on the eriophyoid reproductive anatomy. », Experimental and Applied Acarology, 63(2), p. 123-155. doi : 10.1007/s10493-014-9774-2  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Un ensemble unique de caractères plésiomorphes, et son association avec un gymnosperme ancien, Araucaria araucana, ont fait du Pentasetacus araucariae une relique putative de la lignée des acariens associés au gymnosperme, lui-même possiblement situé à la base de tous les Eriophyoidea existants. Toutefois, la description suboptimale de cette espèce empêche les comparaisons morphologiques avec d’autres espèces, qui sont fondamentales pour la systématique des Eriophyoidea. Dans la présente étude, nous désignons un lectotype femelle de syntypes et nous utilisons du matériel non-typé additionnel pour donner une nouvelle description de P. araucariae basée sur l’anatomie externe et interne au moyen de différentes techniques de reconstruction microscopiques et 3D. Contrairement aux énoncés dans la littérature, le P. araucariae a des empodiums non divisés dans tous les stades, de courts canaux spermathèques et de grandes spermathèques globuleuses chez les femelles, ainsi qu’une fovéole génitale rudimentaire chez les immatures. De plus, il a été démontré que les mâles de P. araucariae avaient des attributs génitaux semblables à ceux des espèces de Trisetacus étudiées en parallèle, dont deux structures de type réservoir, qui pourraient représenter des parties de la chambre génitale et du canal éjaculateur, respectivement, ainsi que des testicules et des canaux déférents. Cela est contraire aux connaissances limitées passées sur les Eriophyoidea, qui indiquaient qu’ils ne possédaient qu’un seul testicule. Même si leurs courts canaux spermathèques affaiblissent leur relation cladistique entreP. araucariae (Pentasetacinae) et Nalepellinae associé aux conifères (par ex. Trisetacus) ayant de longs canaux, les similitudes structurelles dans les genitalia mâles pourraient la renforcer.

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