Measuring methane emissions from two dairy farms: Seasonal and manure-management effects.

VanderZaag, A.C., Flesch, T.K., Desjardins, R.L., Baldé, H., et Wright, T. (2014). « Measuring methane emissions from two dairy farms: Seasonal and manure-management effects. », Agricultural and Forest Meteorology, 194, p. 259-267. doi : 10.1016/j.agrformet.2014.02.003  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Il est nécessaire d’améliorer notre compréhension des émissions de méthane (CH4) selon différentes échelles spatiales et temporelles, et selon les secteurs. Le bétail représente une part importante du bilan du CH4 à cause des émissions provenant de la fermentation entérique des ruminants et de la gestion du lisier. Les estimations relatives à l’inventaire des émissions de méthane sont fondées sur des méthodes qui doivent être vérifiées à l’aide de mesures réelles sur le terrain. Pour cette raison, dans la présente étude, nous avions pour objectifs d’appliquer la technique stochastique lagrangienne de reconstitution à de petites fermes laitières (50 à 100 vaches laitières) et d’examiner sa pertinence dans la détermination des émissions de CH4 des exploitations agricoles globales et dans la détermination des émissions respectives du bétail et du fumier. Nous avons sélectionné des campagnes de mesure pour caractériser les émissions découlant des activités de gestion agricole et des changements saisonniers. Dans les deux exploitations agricoles, nous avons mesuré le taux d’émissions globales lorsque les systèmes de stockage du lisier étaient pleins ou vidés. Les émissions du fumier étaient substantielles, et à l’automne, lorsque les systèmes de stockage étaient pleins, 60 % de toutes les émissions des exploitations agricoles provenaient des systèmes de stockage du fumier. Nous avons observé des différences saisonnières importantes dans les émissions globales de ces exploitations : les émissions automnales étaient environ 40 % plus élevées que les émissions printanières à cause d’émissions du fumier beaucoup plus élevées à l’automne (673 g vache laitière1 j1) qu’au printemps (249 g vache laitière1 j1). Les émissions maximales du fumier stocké étaient de 47 kg de CH4 h1 (730 g vache laitière1 h1) au cours de l’agitation. Le taux d’émissions entériques des animaux (après soustraction des émissions estimées en provenance de l’étable), qui se situait entre 270 et 380 g vache laitière1 j1, a clairement démontré que la variation diurne et quotidienne était similaire au cours des deux saisons. Les valeurs Ym implicites étaient moins élevées que la valeur par défaut du GIEC. Les émissions de méthane du fumier ont affiché une variation temporelle prononcée à différentes périodes, ce qui nous indique qu’il faut procéder à de nouvelles recherches pour bien décrire les émissions annuelles de CH4 issues de la gestion du lisier.

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