Impact of land use on arbuscular mycorrhizal fungal communities in rural Canada.

Dai, M., Bainard, L.D., Hamel, C., Gan, Y.T., et Lynch, D.H. (2013). « Impact of land use on arbuscular mycorrhizal fungal communities in rural Canada. », Applied and Environmental Microbiology, 79(21), p. 6719-6729. doi : 10.1128/AEM.01333-13  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

On connaît très mal l’effet de l’affectation des sols sur leurs ressources biologiques. Nous avons examiné les communautés de champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA) présentes dans les sols de terres agricoles où on cultive le blé, de zones naturelles et de zones semi-naturelles situées en bordure de chemins. Nous avons prélevé des échantillons dans un grand nombre de localités des Prairies canadiennes (317 localités) ainsi que dans 20 localités réparties dans l’écozone Maritime de l’Atlantique, aux fins de comparaison. La proportion de chacun des taxons de CMA présents dans les communautés des divers sites variait en fonction de l’affectation du sol et en fonction de l’écozone, selon le pyroséquençage des amplicons du gène codant l’ARNr 18S, mais les listes de taxons obtenues pour les diverses affectations du sol et les diverses écozones étaient très semblables. Dans les Prairies, les taxons de la famille des Gloméracées étaient les plus abondants et les plus diversifiés du groupe des gloméromycètes, suivis par ceux de la famille des Claroïdéogloméracées. Par contre, dans l’écozone Maritime de l’Atlantique, ce sont les taxons des Claroïdéogloméracées qui étaient les plus abondants. Dans le cas des Prairies, nous avons observé la richesse spécifique et l’indice de diversité de Shannon les plus élevés dans les échantillons provenant des bordures de chemin, alors que dans le cas de l’écozone Maritime de l’Atlantique la richesse spécifique était plus élevée dans les échantillons provenant des terres cultivées que dans ceux provenant des bordures de chemin. Nous avons observé une forte corrélation entre les terres cultivées de l’écozone des Prairies et de l’écozone Maritime de l’Atlantique quant à la fréquence de la présence des divers taxons de CMA, mais la structure des communautés de CMA des deux écozones différait. Ces résultats nous portent à croire que les ressources de CMA du sol sont résistantes aux perturbations et que la richesse en CMA est maintenue malgré les activités agricoles, qui entraînent toutefois une modification de la structure des communautés de CMA. Les zones qui bordent les routes dans les Prairies canadiennes constituent un bon réservoir pour la conservation de la diversité des CMA.

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