Increased blood-circulating interferon-γ, interleukin-17, and osteopontin levels in bovine paratuberculosis.

Dudemaine, P.-L., Fecteau, G., Lessard, M., Labrecque, O., Roy, J.-P., et Bissonnette, N. (2014). « Increased blood-circulating interferon-γ, interleukin-17, and osteopontin levels in bovine paratuberculosis. », Journal of Dairy Science (JDS), 97(6), p. 3382-3393. doi : 10.3168/jds.2013-7059  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Au début, chez les bovins atteints de paratuberculose, la réponse immunitaire à médiation cellulaire est efficace, mais cette efficacité diminue à mesure que la maladie progresse. L’analyse du sang est une des meilleures façons de caractériser l’état inflammatoire des vaches infectées et d’étudier les médiateurs liés aux maladies chroniques. Les travaux que nous présentons ici visaient à évaluer l’association entre les concentrations sanguines de cytokines, l’effet du sérum sur la prolifération des cellules immunitaires et les vaches naturellement infectées par le Mycobacterium avium ssp. paratuberculosis (MAP). Nous avons analysé les matières fécales des animaux de 19 troupeaux et réparti les animaux positifs (n = 41) en 2 groupes : un seul résultat positif, ou vaches chez lesquelles l’ELISA sérique était négatif (n = 32), et deux résultats positifs, ou vaches chez lesquelles la culture de mycobactéries et l’ELISA étaient positives (n = 9). Les animaux négatifs (n = 39) provenaient de troupeaux exempts de paratuberculose, c’est-à-dire des troupeaux dans lesquels au moins 80 % des animaux étaient négatifs à la coproculture et à l’ELISA et qui n’ont pas produit de résultats positifs au cours des deux années de l’étude. L’analyse de la concentration plasmatique des cytokines IL-4, IL-10, IL-17, IFN-γ et de l’ostéopontine a révélé des profils distincts. Chez les vaches positives à l’ELISA qui excrétaient le MAP, les concentrations plasmatiques d’IL-4 et d’IL-10 étaient similaires, et des concentrations élevées d’IFN-γ, d’IL-17 et d’ostéopontine, des signes de maladie inflammatoire chez ces vaches présentant une infection subclinique. L’infection in vitro de macrophages bovins par le MAP a révélé une expression accrue des gènes suivants : facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α), IL‑1β, IL‑6, IL‑23, facteur de croissance transformant bêta, et ce, dès la sixième heure après l’infection pour toutes les cytokines jouant un rôle dans l’établissement d’une réponse immunitaire à lymphocytes T auxiliaires de type 17. Nous avons également procédé à des essais de lymphoprolifération en présence de sérum d’animaux pour déterminer l’effet systémique du sérum sur la fonction des cellules immunitaires. Avec le sérum des vaches qui excrétaient le MAP, la prolifération cellulaire était réduite de 15 %. Ces résultats montrent que la capacité systémique des vaches infectées à maintenir une réponse immunitaire protectrice est réduite et, qu’à mesure que la maladie progresse, une réponse immunitaire à lymphocytes T auxiliaires de type 17 s’établit.

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