Characterization of Phytophthora infestans population diversity in Canada reveals increased migration and genotype recombination.

Peters, R.D., Al-Mughrabi, K.I., Kalischuk, M.L., Dobinson, K.F., Conn, K.L., Alkher, H.A., Islam, M.R., Daayf, F., Lynn, J., Bizimungu, B., De Koeyer, D.L., Lévesque, C.A., et Kawchuk, L.M. (2014). « Characterization of Phytophthora infestans population diversity in Canada reveals increased migration and genotype recombination. », Canadian Journal of Plant Pathology, 36(1), p. 73-82. doi : 10.1080/07060661.2014.892900  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le mildiou, causé par le Phytophthora infestans, est une maladie dévastatrice qui cause partout dans le monde des pertes considérables dans les cultures de pomme de terre et de tomate. La diversité de l’agent du mildiou est en hausse depuis 2009 dans plusieurs régions du Canada, autant chez la pomme de terre que chez la tomate. Dans la majorité des régions, le génotype US-8 domine depuis 15 ans les populations de P. infestans, mais de nouveaux génotypes sont apparus au cours des dernières années. Une analyse d’échantillons de l’agent du mildiou prélevés au Canada en 2011 a permis de constater que, même si le génotype US-8 du P. infestans est encore dominant dans les populations de l’Île-du-Prince-Édouard, les nouveaux génotypes US-23 et US-24 se sont établis dans d’autres parties du Canada. Les génotypes US-11 et US-22 étaient respectivement dominants dans les populations de certaines régions d’Alberta et d’Ontario. La multiplication clonale et la migration ont contribué à la propagation sur de longues distances des génotypes de P. infestans, et, dans certains cas, les types sexuels A1 et A2 de l’agent pathogène ont été détectés dans la même région productrice. Ce phénomène est inquiétant, puisque la présence simultanée des deux types signifie qu’une recombinaison sexuelle est possible à l’intérieur des populations et que les oospores produites survivent en l’absence de tissus hôtes et forment de nouvelles souches de P. infestans. Des signes de recombinaison ont été observés dans une population de P. infestans d’Ontario, dans une culture de tomate. La ségrégation des allozymes Gpi et des types sexuels semblait indépendante du locus RG57, car plusieurs nouveaux génotypes de P. infestans ont été produits. Il sera nécessaire de revoir les méthodes de prédiction et de lutte contre le mildiou et de les modifier en tenant compte des nouveaux génotypes potentiellement agressifs de P. infestans.

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