Out of sight but not gone: sero-surveillance for cattle grubs, Hypoderma spp., in western Canada between 2008 – 2010.

Colwell, D.D. (2013). « Out of sight but not gone: sero-surveillance for cattle grubs, Hypoderma spp., in western Canada between 2008 – 2010. », Veterinary Parasitology, 197(1-2), p. 297-303. doi : 10.1016/j.vetpar.2013.07.009  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Même si aucun signe clinique d’hypodermose n’a été observé chez les bovins de l’Ouest du Canada depuis la fin des années 1990, l’analyse sérologique d’échantillons continue d’indiquer que l’infection reste endémique. Dans le cadre d’une enquête générale sur les parasites des bovins, nous avons utilisé une épreuve ELISA reconnue pour rechercher les anticorps anti-Hypoderma dans le sérum des veaux arrivant dans un parc d’engraissement du sud de l’Alberta. Les veaux de l’étude, tous envoyés au même parc d’engraissement, provenaient d’encans du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique; le sérum a été prélevé suivant un plan aléatoire à leur arrivée au parc, d’octobre à décembre (enquête), pendant trois années consécutives (de 2008 à 2010). De plus, nous avons analysé le sérum de veaux d’une exploitation d’élevage intensif du sud-est de l’Alberta (exploitation 1) ayant antérieurement fait l’objet d’une surveillance. La séro-prévalence des anticorps anti-Hypoderma chez les veaux de l’enquête était comprise entre 0,0 % et 100,0 %, selon l’origine des animaux, et variait globalement selon l’année du prélèvement, sa valeur étant de 45,6 %, en 2008, de 26,9 %, en 2009, et de 28,5 %, en 2010. Chez les veaux de l’exploitation 1, la séro-prévalence variait selon l’année; sa valeur était beaucoup plus élevée en 2009 (64,1 %) que les autres années (31,7 %, en 2008, et 38,5% , en 2010) et différait de la séro-prévalence globale mesurée chez les veaux de l’enquête deux des trois années. Durant la période de trois ans, la tendance de la séro-prévalence était à la baisse dans la population de l’enquête, mais aucune tendance nette n’a été dégagée pour la population de l’exploitation 1. Dans les échantillons pour lesquels la densité optique de l’ELISA après ajustement dépassait le seuil de la réaction positive, l’examen de la fréquence relative cumulative a révélé que chaque année, environ 90 % des échantillons se trouvaient dans les trois intervalles de classe inférieurs d’un ensemble de 14 intervalles pour les deux populations et, dans le cas de la population de l’exploitation 1, pour deux des trois années. La concentration des résultats positifs à l’ELISA dans la partie inférieure de la plage des valeurs évoque des infestations de faible intensité. Dans l’exploitation 1, l’augmentation de la fréquence des résultats fortement positifs à l’ELISA observée en 2009 pourrait signaler une « année de flambée » où la survie des pupes et des adultes aurait été meilleure que les autres années de l’étude, de sorte qu’un plus grand nombre d’animaux auraient été infestés et que la charge parasitaire aurait été plus importante. Les profils de précipitations et de température de l’exploitation 1 sont compatibles avec cette hypothèse.

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