Sexual hybridization between Capsella bursa-pastoris (L.) Medik and Camelina sativa (L.) Crantz (Brassicaceae).

Martin, S.L., Sauder, C.A., James, T., Cheung, K.W., Razeq, F.M., Kron, P., et Hall, L.M. (2015). « Sexual hybridization between Capsella bursa-pastoris (L.) Medik and Camelina sativa (L.) Crantz (Brassicaceae). », Plant Breeding, 134(2), p. 212-220. doi : 10.1111/pbr.12245  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La mise au point de la caméline (Camelina sativa) transgénique (2n = 40) et le risque d’hybridation avec la mauvaise herbe qui lui est apparentée, le Capsella bursa-pastoris (2n = 36), nécessitent une évaluation attentive de la compatibilité reproductive de ces espèces. Nous avons réalisé plus de 1 800 croisements (castration et pollinisation manuelle) afin de déterminer la capacité de dix obtentions canadiennes de C. bursa-pastoris (♀) de s’hybrider avec cinq obtentions de C. sativa (♂). La présence de sept hybrides a été confirmée parmi 586 hybrides présumés qui ont été soumis à un dépistage au moyen de marqueurs spécifiques aux espèces, ce qui correspond à un taux d’hybridation de 1,5 hybride par 10 000 ovules pollinisés. Les sept hybrides contenaient du matériel génétique intermédiaire par rapport aux parents, étaient distincts sur le plan morphologique, présentaient un taux de fertilité pollinique faible (1,9 %) et n’ont pas produit de graines par autofécondation ou rétrocroisement. En raison de l’abondance du C. bursa-pastoris en bordure des champs, des hybrides feront vraisemblablement leur apparition dans la nature, mais ils ne pourront produire de lignées tant que leur fertilité ne sera pas rétablie. Compte tenu du grand nombre de croisements effectués et de la diversité découlant de l’utilisation de multiples obtentions, le taux d’hybridation a pu être estimé avec une grande efficacité statistique et un degré de confiance élevé.

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