Soil management in organic production systems.

Neilsen, G.H., Forge, T.A., Neilsen, D., O'Gorman, D.T., Hogue, E.J., Angers, D.A., et Bissonnette, N. (2013). « Soil management in organic production systems. », Acta Horticulturae (ISHS), 1001, p. 295-302.

Résumé

Dans les systèmes de production biologique, les stratégies de gestion du sol, notamment l’apport de matière organique, sont essentielles pour le maintien de la fertilité du sol et l’augmentation de son activité biologique. En avril 2006, nous avons aménagé un verger expérimental de pommiers ‘Ambrosia’/B9 (Malus ×domestica), avec un espacement de 1 m sur le rang et de 4 m entre les rangs, et y avons appliqué des pratiques culturales biologiques durant les six premières saisons de culture. L’expérience comprenait quatre traitements du sol acceptables pour les vergers biologiques, répartis de manière randomisée, avec six répétitions, à raison de 10 arbres par parcelles. Les traitements, appliqués sur le rang, étaient les suivants : 1) application annuelle de compost avec travail du sol contre les mauvaises herbes; 2) application de luzerne (Medicago sativa L.) ayant été cultivée entre les rangs; 3) paillis d’écorce déchiquetée plus application de foin mélangé cultivé entre les rangs; 4) paillis plastique noir. Dans le cas des deux derniers traitements, une fertigation à base d’engrais de poisson a été réalisée chaque année, à une dose permettant de fournir 5 g N arbre-1 année-1. Tous les traitements ont permis aux pommiers de maintenir une vigueur et une concentration foliaire de N adéquates. Les arbres les plus vigoureux ont été obtenus avec le traitement de paillis d’écorce; la concentration foliaire de N était faible chez ces arbres durant les trois premières saisons de culture, mais leurs concentrations foliaires de P et de K étaient élevées. Les traitements du sol ont eu un effet minime sur le rendement en fruits et la qualité des fruits. Les échantillons de sol prélevés dans la couche de 0 à 10 cm, à la fin de la sixième saison de culture, ont révélé que tous les traitements ont entraîné une hausse de la teneur du sol en matière organique et de la biomasse microbienne du sol par rapport au traitement témoin (bande traitée à l’herbicide dans un verger non biologique). Le sol sous le paillis d’écorce présentait les plus fortes concentrations en P assimilable, en enzymes (phosphatases) capables de solubiliser le P ainsi qu’en C total, en C minéral et en C particulaire.

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