Assessing risks from climate change and variability in perennial horticultural crops.

Neilsen, D., Neilsen, G.H., Cannon, A.J., Taylor, B., Van der Gulik, T.W., Smith, S., et Losso, I. (2013). « Assessing risks from climate change and variability in perennial horticultural crops. », Acta Horticulturae (ISHS), 984, p. 87-100.

Résumé

Les effets possibles du changement climatique sur l’agriculture ont été davantage étudiés dans le cas des grandes cultures que dans celui des cultures maraîchères. Pourtant, les plantes maraîchères vivaces sont exposées toute l’année à des facteurs de stress biotiques et abiotiques reliés au climat, et leur implantation exige souvent de forts investissements qui vulnérabilisent les producteurs. Les recherches antérieures ont principalement visé à évaluer les effets des changements devant survenir dans les températures et les précipitations à l’échelle du continent ou même de la planète. Récemment, on a commencé à mettre l’accent sur les changements devant se produire à l’échelle régionale, qui touchent plus directement les producteurs et les responsables de la planification locale. Le changement climatique devrait peu à peu modifier la répartition géographique des cultures, des ravageurs et des maladies, mais la possibilité de cultiver une espèce donnée dans une localité donnée dépendra avant tout de la fréquence des phénomènes extrêmes, tels que sécheresses et températures très basses ou très élevées, ainsi que de la variabilité des conditions de culture, deux facteurs risquant d’être aggravés par le changement climatique. Pour évaluer les risques associés au changement climatique, à la variabilité des conditions et aux phénomènes extrêmes, il faudra élaborer des modèles de production maraîchère qui soient sensibles aux variables climatiques à une échelle temporelle et spatiale appropriée et préciser les seuils à partir desquels les conditions peuvent limiter la réussite des cultures. Nous présentons quelques exemples d’approches pouvant servir à évaluer les effets du changement climatique sur les ressources en eau ou la possibilité de cultiver une espèce, ou encore à mettre au point des outils facilitant l’adaptation aux nouvelles conditions. On pourrait assurer la résilience de l’industrie maraîchère en évaluant avec soin les possibilités de chaque espèce cultivée et en créant de nouvelles cultures et de nouvelles pratiques d’exploitation permettant de surmonter les conditions climatiques extrêmes. Il sera également important de bien communiquer ces connaissances aux producteurs, aux planificateurs et aux décideurs, tout particulièrement en ce qui concerne la conservation des terres et des ressources en eau dont nous aurons besoin pour satisfaire aux besoins alimentaires futurs de la planète.

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