Comparison of feed intake, body weight gain, enteric methane emission and relative abundance of rumen microbes in steers fed sainfoin and lucerne silages under western Canadian conditions.

Bouchard, K., Wittenberg, K.M., Legesse, G., Krause, D.O., Khafipour, E., Buckley, K.E., et Ominski, K.H. (2015). « Comparison of feed intake, body weight gain, enteric methane emission and relative abundance of rumen microbes in steers fed sainfoin and lucerne silages under western Canadian conditions. », Grass and Forage Science, 70(1), p. 116-129. doi : 10.1111/gfs.12105  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Au Canada, les bovins de boucherie sont d’importantes sources d’émissions entériques de méthane (CH4). Certains affirment que donner aux animaux des fourrages contenant des tanins condensés (TC) pourrait réduire les émissions entériques de CH4 et améliorer l’efficacité de la production. Le sainfoin (Onobrychis viciifolia), une des légumineuses contenant des TC, possède aussi plusieurs autres propriétés bénéfiques. Dans notre étude, nous avons comparé l’ensilage de sainfoin (ES) à l’ensilage de luzerne (Medicago sativa) (EL) relativement à la performance des animaux, à la production entérique de CH4, à l’abondance de certains microorganismes du rumen et à certains paramètres sériques, chez des bouvillons d’un an durant un hiver canadien. L’ensilage de sainfoin utilisé dans notre étude contenait environ 12 g TC kg‑1 de matière sèche, une concentration qui n’a pas nui à la palatabilité, considérant que la prise alimentaire chez les bouvillons ayant reçu de l’ES a été plus élevée. Cependant, le gain pondéral des animaux ayant reçu de l’EL et de ceux ayant reçu de l’ES a été similaire tout au long de l’étude. Les concentrations sériques d’azote uréique et l’abondance relative des archées méthanogènes dans le liquide ruminal ont été plus basses chez les animaux ayant reçu de l’ES. Pourtant, les changements relatifs à la population microbienne n’ont pas influé de manière significative sur les émissions entériques de CH4. Les résultats de notre étude donnent à penser que, dans les conditions de culture et d’élevage de l’Ouest canadien, le sainfoin ne fait pas encore concurrence au fourrage de luzerne en ce qui a trait aux émissions entériques de CH4 ou à la productivité animale, ce qui justifie la poursuite des activités de recherche et développement.

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