Impact d'une application supplémentaire de fumier de volaille à un sol limoneux sur le rendement en pommes de terre et sur les propriétés du sol dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick.

Rees, H.W., Chow, T.L., Zebarth, B.J., Xing, Z.S., Toner, P., Lavoie, J., et Daigle, J.-L. (2014). « Impact d'une application supplémentaire de fumier de volaille à un sol limoneux sur le rendement en pommes de terre et sur les propriétés du sol dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick. », Canadian Journal of Soil Science, 94(1), p. 49-65. doi : 10.4141/CJSS2013-009  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les auteurs ont évalué les conséquences du moment où l'on procède à une application supplémentaire de fumier de volaille sur le rendement et la qualité de la pomme de terre (Solanum tuberosum L.) et sur les propriétés des sols dégradés dans la ceinture de culture de la pomme de terre au Nouveau-Brunswick. Quatre traitements ont été appliqués à un sol d'une déclivité de 11 % : un traitement témoin et l'application de 4 Mg de fumier de poulet de chair frais par hectare à l'automne, avant la plantation ou avant le buttage. Un sol d'une pente de 8 % a bénéficié de traitements similaires, à l'exclusion de celui précédant la plantation. L'application de fumier rehausse le bilan N de la plante, tel qu’établi d'après la concentration de dans le pétiole. Au cours de l'expérience de trois ans, l'application de fumier de volaille a amélioré le rendement en tubercules d'en moyenne 13 à 17 % annuellement et a donné 19 à 34 % de tubercules commercialisables de plus que les parcelles témoins non amendées. L'application de fumier de volaille réduit la proportion de « petits » tubercules et accroît celle de tubercules des catégories N° 1 et 10 onces. Le rendement en tubercules ne varie pas quand le fumier est appliqué à l'automne ou avant le buttage. Le fumier ne favorise pas l'apparition de la gale ni du cæur creux, mais son application diminue la densité des tubercules. Après trois applications annuelles de fumier de volaille, on a relevé une hausse significative de la teneur du sol en P, K, B, Cu, Na, S et Zn. La teneur du sol en carbone organique n'avait toutefois pas changé de manière significative après les trois applications annuelles, bien qu'on ait relevé une hausse de la concentration de CO2, de la population de vers de terre et de l'infiltration d'eau dans le sol. L'application répétée de fumier n'améliore pas la conductivité hydraulique à saturation, la masse volumique apparente de la matrice, la capacité au champ, la capacité de rétention de l'eau disponible ni la stabilité des agrégats humides; on n'observe pas davantage de réaction cohérente de la température du sol ou de la teneur en eau du sol. Les auteurs en concluent que l'application réitérée d'une faible quantité de fumier de volaille favoriserait le rendement en tubercules et les propriétés biologiques du sol, mais que les propriétés physiques du sol évolueraient plus lentement.

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