Economic analysis of agricultural nutrient management practices in the South Tobacco Creek Watershed in Manitoba, Canada.

Khakbazan, M., Hamilton, C., Elliott, J.A., et Yarotski, J.B. (2013). « Economic analysis of agricultural nutrient management practices in the South Tobacco Creek Watershed in Manitoba, Canada. », Journal of Soil and Water Conservation, 68(4), p. 257-269. doi : 10.2489/jswc.68.4.257  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons évalué des pratiques de gestion bénéfiques (PGB), notamment des plans de gestion des nutriments et des systèmes avec travail réduit du sol, à l’échelle des sous-bassins et des bassins hydrographiques, afin d’examiner leurs effets sur l’exportation de nutriments, les coûts de renonciation et les revenus des producteurs. Pour évaluer les effets des nutriments sur la production des cultures, nous avons estimé une fonction de rendement propre à chaque culture. Les termes linéaires et quadratiques représentant l’engrais azoté (N) affichaient les bons signes et exprimaient une relation linéaire positive; ils étaient statistiquement significatifs pour les principales cultures du bassin hydrographique du ruisseau Tobacco Sud (RTS). Une réaction au phosphore (P) a été observée uniquement dans le cas du blé (Triticum aestivum L.). Les taux d’application de nutriments utilisés dans le bassin hydrographique du RTS étaient généralement conformes aux taux recommandés à l’échelle provinciale. Les données montrent toutefois une tendance à la hausse en ce qui concerne l’application de N dans les cultures de blé, de canola (Brassica napus L.), d’orge (Hordeum vulgare L.) et d’avoine (Avena sativa L.) durant la période visée par l’étude. Nous avons comparé les paramètres liés à l’exportation de nutriments à l’échelle des champs (4 à 5 ha [10 à 12 acres]), des sous-bassins (210 ha [519 acres]) et des bassins hydrographiques (7 700 ha [19 000 acres]) aux données sur les intrants de production. À l’échelle des champs, dans le cadre d’une étude portant sur des bassins hydrographiques couplés, le N exporté n’était pas relié de manière significative au N appliqué. Les relations entre le P exporté, le P appliqué et les méthodes culturales de conservation du sol étaient significatives sur le plan statistique. À l’échelle du sous-bassin, le volume d’eaux de ruissellement et l’application de P au cours de l’année précédente ont eu une incidence notable sur l’exportation de P. Le volume de ruissellement a eu une incidence sur l’exportation de N, mais pas l’application de N. À l’échelle du bassin hydrographique du RTS, le N appliqué n’a pas eu d’effet sur le N exporté. Par ailleurs, l’adoption de méthodes culturales de conservation du sol a entraîné une augmentation de l’exportation de P. La valeur de renonciation des nutriments perdus pour le sous-bassin de 210 ha (519 acres) s’est établie en moyenne à 5,50 $ CA ha1 an1 (2,23 $ CA acre1 an1), alors que pour le sous-bassin couplé, la perte moyenne s’est établie à 4,50 $ CA ha1 an1 (1,82 $ CA acre1 an1) dans un champ sous régime de travail du sol classique et à 2,75 $ CA ha1 an1 (1,11 $ CA acre1 an1) dans un champ sous régime de travail réduit du sol. Dans l’ensemble du bassin hydrographique du RTS, l’exportation de nutriments a représenté une perte de 6,80 $ CA ha1 an1 (2,75 $ CA acre1 an1), soit environ 7 % des coûts annuels d’engrais. L’examen des données sur l’épandage annuel de fumier dans le bassin hydrographique du RTS montre que le coût de transport et d’application du fumier de porc de 1998 à 2006 a généralement dépassé la valeur nutritive du fumier. Cependant, au cours des dernières années, en raison de l’augmentation de la valeur des nutriments vendus sur le marché, la valeur nutritive du fumier de porc est supérieure aux coûts.

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