Occurrence of waterborne pathogens and Escherichia coli at offshore drinking water intakes in Lake Ontario.

Edge, T.A., Khan, I.U.H., Bouchard, R., Guo, J., Hill, S., Locas, A., Moore, L., Neumann, N.F., Nowak, E.K., Payment, P., Yang, R., Yerubandi, R., et Watson, S.B. (2013). « Occurrence of waterborne pathogens and Escherichia coli at offshore drinking water intakes in Lake Ontario. », Applied and Environmental Microbiology, 79(19), p. 5799-5813. doi : 10.1128/AEM.00870-13  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons évalué la présence des agents pathogènes d’origine hydrique à trois prises d’eau potable situées dans le lac Ontario, à environ deux kilomètres au large. L’échantillonnage, échelonné sur trois ans, visait la recherche de Campylobacter spp., de Cryptosporidium spp., de Giardia spp. et des virus entériques cultivables ainsi que l’analyse des paramètres de qualité de l’eau. Nous avons détecté tous ces agents pathogènes dans les sources d’eau situées au large de chaque station de traitement de l’eau (STE1 à STE3), bien que les fréquences et les concentrations aient été relativement faibles. Giardia a été le microorganisme pathogène le plus souvent détecté, c’est‑à‑dire dans 36 % des échantillons d’eau de l’influent de la STE1 (n = 46), et sa concentration maximale était de 0,70 kystes/litre dans cet influent. Cryptosporidium a été détecté à une fréquence de 15 % dans l’influent de la STE2 (n = 35), et la concentration maximale de ce protozoaire était de 0,40 oocystes/litre dans l’influent de la STE1. C’est dans l’influent de la STE1 que le marqueur génétique HF183 de Bacteroidales spécifique de l’être humain était le plus souvent présent (19 %) et c’est uniquement dans cette STE que le génotype de Cryptosporidium hominis a été détecté. Aucun paramètre de la qualité de l’eau ne s’est révélé un facteur prédictif de la présence de microorganismes pathogènes pour les trois influents des STE. La quantité d’Escherichia coli était souvent sous le seuil de détection lorsque des agents pathogènes étaient détectés, et les pointes de concentration d’E. coli ne coïncidaient généralement pas avec la présence d’agents pathogènes. Après les épisodes de pluie estivale, les panaches fluviaux présentaient des concentrations d’E. coli pouvant atteindre 222 UFC/100 mL dans les eaux de surface situées à 2 km au large sans qu’il y ait de répercussions sur les prises d’eau potable se trouvant sous la thermocline dans le fond du lac. Parfois, la préchloration visant à éliminer les moules dans les tours de prise d’eau situées au large a réduit l’efficacité de l’utilisation d’E. coli pour l’évaluation de la qualité de l’eau « brute », en particulier dans le cas des protozoaires du genre Cryptosporidium résistants au chlore. La concentration d’E. coli mesurée au moyen de méthodes standard n’a pu prédire avec fiabilité la présence de microorganismes pathogènes aux prises d’eau potable dans les écosystèmes aquatiques.

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