Impact of diet deprivation and subsequent over-allowance during gestation on mammary gland development and lactation performance.

Farmer, C., Palin, M.-F., et Martel-Kennes, Y. (2014). « Impact of diet deprivation and subsequent over-allowance during gestation on mammary gland development and lactation performance. », Journal of Animal Science, 92(1), p. 141-151. doi : 10.2527/jas.2013-6558  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons déterminé les effets de la privation de nourriture suivie d’un excès alimentaire au cours de la gestation sur l’expression des gènes mammaires, le développement de la glande mammaire et la performance de lactation. Pendant leur gestation, des jeunes truies ont reçu une ration alimentaire classique (témoin, TEM; n = 59) ou des rations expérimentales (traitement, TRT; n = 56). Les rations expérimentales fournissaient 70 % (restriction alimentaire, RES) et 115 % (excès alimentaire, EXC) des protéines et de l’énergie digestible fournies par la ration TEM. Les jeunes truies ont reçu la ration RES pendant les 10 premières semaines de la gestation, puis la ration EXC, jusqu’au cochonnage. Certaines cochettes (14 TEM et 14 TRT) ont été euthanasiées au jour 110 de la gestation, alors que les autres ont mis bas. Parmi ces dernières, 28 (14 TEM et 14 TRT) ont été sacrifiées au jour 21 de la lactation, tandis que les autres ont eu une deuxième lactation. À chaque abattage, nous avons prélevé du tissu mammaire pour en analyser la composition et y évaluer l’expression des gènes. Des échantillons de lait ont été prélevés au jour 17 de la première lactation. La grosseur des portées a été normalisée à 11 ± 1, et les porcelets ont été pesés chaque semaine jusqu’à l’âge de 18 jours, pour les deux mises bas. Nous avons constaté que le poids et l’épaisseur du gras dorsal des truies TRT primipares étaient inférieurs à ceux des truies TEM en gestation (P < 0,05), et leur poids était aussi inférieur lorsqu’elles étaient en lactation (P < 0,05). Le poids corporel des truies TRT de deuxième parité était encore moindre lors de l’accouplement (P < 0,05) et avait tendance à être moindre au jour 1 de lactation (P < 0,10) comparativement à celui des truies TEM. Il n’y a pas eu de différence dans la croissance des porcelets des portées TEM et TRT, quel que soit le rang de parité, mais le traitement a influé sur le développement mammaire et l’expression des gènes mammaires. Nous avons constaté qu’il y avait moins de tissu parenchymateux (P < 0,01) chez les truies TRT à la fin de la première gestation que chez les truies TEM, mais la composition du tissu était la même dans les deux cas. À la fin de la première gestation, la quantité relative de l’ARNm des gènes suivants était plus faible dans le tissu parenchymateux des truies TRT que dans celui des truies TEM : IGF-1 (P < 0,05), ornithine décarboxylase (P < 0,05), signal transducteur et activateur de la transcription 5B (P < 0,05) et protéine acide du lactosérum (WAP, pour whey acidic protein, P < 0,01), et l’effet sur les gènes WAP était encore présent à la fin de la première lactation (P < 0,01). À la fin de la première lactation, la composition du tissu mammaire et celle du lait étaient les mêmes chez les truies TRT et TEM. En conclusion, la privation de nourriture suivie d’un excès alimentaire au cours de la gestation des truies a eu des effets défavorables sur l’épaisseur du gras dorsal, le développement mammaire et l’expression des gènes mammaires à la fin de la gestation, sans qu’il n’y ait d’incidence sur le taux de croissance des porcelets de la première et de la deuxième portée.

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