Carbon footprint of Canadian dairy products: Calculations and issues.

Vergé, X.P.C., Maxime, D., Dyer, J.A., Desjardins, R.L., Arcand, Y., et VanderZaag, A.C. (2013). « Carbon footprint of Canadian dairy products: Calculations and issues. », Journal of Dairy Science (JDS), 96(9), p. 6091-6104. doi : 10.3168/jds.2013-6563  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’industrie laitière canadienne, qui compte environ un million de vaches, est un secteur économique important. Cette industrie émet environ 20 % des émissions totales de gaz à effet de serre (GES) attribuables aux principaux secteurs d’élevage (bovins, vaches laitières, porcs et volaille). En 2006, le troupeau laitier canadien a produit environ 7,7 Mt de lait cru, transformé en environ 4,4 Mt de produits laitiers (dont 64 % de lait de consommation et 12 % de fromage). Nous avons élaboré un modèle intégré du champ à l’établissement de transformation pour estimer l’empreinte carbone de 11 produits laitiers canadiens. La partie du modèle portant sur l’exploitation agricole repose sur le système ULICEES (Unified Livestock Industry and Crop Emissions Estimation System), qui tient compte de toutes les émissions de GES associées à l’élevage du bétail. Aux fins de la présente étude, le modèle a cependant été exécuté uniquement pour la production laitière. Les émissions de GES en dehors de l’exploitation ont été estimées à l’aide du calculateur canadien d’empreinte carbone (cafoo)2 créé pour le lait. Cet outil tient compte des émissions de GES de la sortie de l’exploitation agricole à la sortie des établissements de transformation. Nous avons constaté que l’empreinte carbone du lait cru était moins élevée dans les provinces de l’Ouest [0,93 kg d’équivalent CO2 (éq. CO2)/L de lait] que dans les provinces de l’Est (1,12 kg d’éq. CO2/L de lait), en raison des différences concernant les conditions climatiques et la gestion du troupeau laitier. L’empreinte carbone de la plupart des produits laitiers s’est établie entre 1 et 3 kg d’éq. CO2/kg de produit. Trois produits ont toutefois présenté une empreinte nettement supérieure : le fromage (5,3 kg d’éq. CO2/kg), le beurre (7,3 kg d’éq. CO2/kg) et le lait en poudre (10,1 kg d’éq. CO2/kg). L’empreinte carbone d’un produit dépend du volume de lait nécessaire à sa fabrication, de l’attribution aux coproduits (selon la teneur en solides de lait) et de la quantité d’énergie utilisée pour la fabrication. Les émissions de GES par kilogramme de protéines se sont établies entre 13 et 40 kg d’éq. CO2. Deux produits ont affiché des valeurs élevées : la crème et la crème sure (83 et 78 kg d’éq. CO2/kg, respectivement). Enfin, l’empreinte carbone la plus élevée a été obtenue pour le beurre : environ 730 kg d’éq. CO2/kg. Cette valeur très élevée est due au fait que l’indicateur d’intensité par kilogramme de produit est élevé et que le beurre est presque exclusivement composé de gras. La teneur en protéines est souvent utilisée pour comparer l’empreinte carbone de différents produits. La présente étude montre que dans certains cas, il n’est pas approprié d’utiliser un composant alimentaire courant comme unité de comparaison. Il faut aussi tenir compte de la fonctionnalité. Cela pourrait toutefois être insuffisant pour l’étiquetage de produits alimentaires. En effet, l’utilisation d’unités différentes (adaptées à des produits alimentaires particuliers) pourrait créer de la confusion chez les consommateurs et les amener à perdre confiance dans l’étiquetage. Par conséquent, il est possible que des unités simples ne soient pas idéales et qu’il faille élaborer une approche plus détaillée.

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