Impact of climate change scenarios on Canadian agroclimatic indices.

Qian, B., De Jong, R., Gameda, S.B., Huffman, E.C., Neilsen, D., Desjardins, R.L., Wang, H., et McConkey, B.G. (2013). « Impact of climate change scenarios on Canadian agroclimatic indices. », Canadian Journal of Soil Science, 93(2), p. 243-259. doi : 10.4141/CJSS2012-053  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L'agriculture canadienne est aux prises avec les conséquences du changement climatique. Les scénarios sur modifications agroclimatiques que connaîtra l'avenir nous fournissent des données qui faciliteront l’évaluation de tels impacts et l’élaboration de stratégies pour nous y adapter. La présente étude devait dériver et comparer des indices agroclimatiques s'appuyant sur les scénarios actuels et prévus relatifs au climat, et analyser les répercussions potentielles du changement climatique sur la production agricole ainsi que les stratégies d'adaptation au Canada. Les auteurs ont produit des scénarios climatiques journaliers, incluant les maximums et minimums de température ainsi que les précipitations, pour la période de 2040 à 2069 en appliquant le générateur stochastique de climat d'AAC pour les régions agricoles du Canada à une grille 0,5°×0,5°. Maints scénarios ont été élaborés d'après les résultats des simulations sur le changement climatique réalisées au moyen de deux modèles du climat mondial – le CGCM3 et le HadGEM1, auxquels ont été appliqués les scénarios sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) A2, A1B et B1 présentés dans le rapport SRES du GIEC, ainsi qu’à deux modèles du climat régionaux auxquels on a appliqué le scénario A2 pour les émissions de GES. Les chercheurs ont utilisé des indices agroclimatiques estimant le début, la fin et la durée de la période végétative, ainsi que l'accumulation de chaleur et d'humidité pendant la saison de croissance pour trois types de cultures (saison froide, saison chaude et d'hiver) afin d'illustrer les conditions agroclimatiques. Comparativement à la période de référence de 1961–1990, les prévisions indiquent que la période végétative commencera plus tôt, soit d'en moyenne 13 jours pour les cultures de saison froide et d'hiver, et 11 jours pour celles de la saison chaude. La saison de croissance devrait se terminer en moyenne 10 et 13 jours plus tard, respectivement, pour les cultures d'hiver et de saison chaude, mais 11 jours plus tôt pour celles de saison froide, en raison des températures élevées prévues en été. Les deux indices quantifiant l'accumulation de chaleur pendant la période végétative, les degrés-jours de croissance efficaces (EGDD) et les unités thermiques du maïs (CHU), révèlent une hausse appréciable de la chaleur accumulée. L'EGDD augmente en moyenne de 15 %, de 55 % et de 34 % pour les cultures de saison froide, de saison chaude et d'hiver, respectivement. L'ampleur des changements prévus dépend dans une large mesure du modèle climatique ainsi que du scénario retenu pour les émissions de GES. Quelques prévisions contradictoires ont été observées pour l'humidité, selon le déficit de précipitations survenant pendant la saison de croissance. On y voit la confirmation que les projections climatiques présentent de grandes incertitudes, incertitudes dont on devrait tenir compte au moment de prendre des décisions sur les stratégies d'adaptation à élaborer. Quoi qu'il en soit, les changements prévus au niveau de la température demeurent relativement cohérents.

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