Change in carbon footprint of canola production in the Canadian Prairies from 1986 to 2006.

Shrestha, B.M, Desjardins, R.L., McConkey, B.G., Worth, D.E., Dyer, J.A., et Cerkowniak, D.D. (2014). « Change in carbon footprint of canola production in the Canadian Prairies from 1986 to 2006. », Renewable Energy, 63, p. 634-641. doi : 10.1016/j.renene.2013.10.022  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre (GES) au stade de la production d’une culture bioénergétique est essentielle pour l’évaluation de l’écoefficacité. L’objectif visé par notre étude était de calculer l’évolution des émissions de GES attribuables à la production de canola (Brassica napus L.) dans les Prairies canadiennes, de 1986 à 2006. Nous avons estimé les émissions nettes de GES liées à la culture de canola ensemencé sur jachère et ensemencé sur chaume dans des zones climatiques subhumides et semi-arides, en régime de travail du sol intensif, de travail du sol réduit et sans travail du sol. Nous avons calculé les émissions associées à l’apport d’engrais azoté (N) synthétique, au N minéralisé provenant des résidus de culture, au lessivage et à la volatilisation de N, aux activités agricoles, à la fabrication et au transport d’engrais, de produits agrochimiques et de machinerie agricole, de même que les quantités émises et absorbées de CO2 associées aux changements touchant l’utilisation des terres et la gestion des terres. Les émissions de GES par unité de surface ont été plus élevées pour le canola ensemencé sur chaume que pour le canola ensemencé sur jachère, alors que les émissions de GES par unité de matière sèche des grains ont été moins élevées pour le canola ensemencé sur chaume que pour le canola ensemencé sur jachère. Les émissions d’oxyde de diazote associées à la production de canola ainsi que les émissions de CO2 associées à l’utilisation d’énergie par les exploitations agricoles et à la fabrication et au transport d’engrais azoté synthétique ont représenté 49 % des émissions de GES en 1986, comparativement à 66 % des émissions en 2006. Les émissions moyennes de CO2 attribuables aux changements touchant l’utilisation des terres ont diminué au cours de la période, passant de 27 % des émissions totales de GES en 1986 à 8 % en 2006, alors que la séquestration de C dans le sol associée aux changements touchant la gestion des terres a augmenté, passant de 8 % à 37 % au cours de la période. Ces changements ont entraîné une réduction de l’intensité nette des émissions de GES de 40 % par unité de surface et de 65 % par unité de matière sèche des grains. Malgré la réduction de l’intensité des émissions de GES, les émissions de GES associées à la culture du canola dans les Prairies ont augmenté, passant de 3,4 Tg d’éq. CO2 en 1986 à 3,8 Tg d’éq. CO2 en 2006, étant donné que la production de canola a plus que doublé durant cette période.

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