Effects of high fiber intake during late pregnancy on sow physiology, colostrum production and piglet performance.

Loisel, F., Farmer, C., Ramaekers, P., et Quesnel, H. (2013). « Effects of high fiber intake during late pregnancy on sow physiology, colostrum production and piglet performance. », Journal of Animal Science, 91(11), p. 5269-5279. doi : 10.2527/jas.2013-6526  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les fibres alimentaires consommées durant la gestation pourraient influer sur le système endocrinien de la truie et accroître le gain de poids des porcelets en début de lactation. Avec cette étude, nous avons voulu savoir si les fibres alimentaires consommées en fin de gestation pouvaient induire des changements endocriniens pouvant moduler la production de colostrum des truies et, par conséquent, la performance des porcelets. Du jour 106 de la gestation jusqu’à la parturition, 29 truies nullipares Landrace × Large White ont reçu des rations de gestation contenant 23,4 % [teneur élevée en fibres (EF); n = 15] ou 13,3 % de fibres alimentaires totales [teneur faible en fibres (FF); n = 14]. Dans les rations EF, une partie du blé et de l’orge était remplacée par des pellicules de soja, du son de blé, du tourteau de tournesol (non décortiqué) et de la pulpe de betterave à sucre. Après la parturition, les truies ont reçu une ration normale de lactation. La production de colostrum a été estimée durant 24 heures, du début de la parturition (T0) jusqu’à 24 heures après la parturition (T24), d’après le gain de poids des porcelets. Des échantillons de sang de la veine jugulaire ont été prélevés chez les truies au jour 101 de la gestation, puis chaque jour, du jour 111 de la gestation jusqu’au jour 3 de la lactation, ainsi qu’aux jours 7 et 21 de la lactation (le jour 0 étant le jour de la parturition). La cinétique postprandiale des concentrations plasmatiques de glucose et d’insuline a été déterminée au jour 112 de la gestation. Le traitement alimentaire n’a pas influé sur la production de colostrum des truies (3,9 ± 0,2 kg) ni sur le gain de poids des porcelets du jour 1 suivant la naissance jusqu’au 21e jour de lactation. Chez les porcelets dont le poids à la naissance était faible (< 900 g), la prise de colostrum était plus importante dans les portées des truies qui avaient reçu la ration EF que chez celles des truies qui avaient reçu la ration FF (216 ± 24 vs 137 ± 22 g; P = 0,02). La mortalité avant le sevrage était plus faible chez les porcelets nés des truies ayant reçu la ration EF que chez ceux nés des truies ayant reçu la ration FF (6,2 vs 14,7 %; P = 0,01). Les concentrations sanguines de progestérone, de prolactine, d’estradiol-17β et de cortisol n’ont pas changé avec le traitement alimentaire. Chez les truies qui avaient reçu la ration EF, les concentrations postprandiales d’insuline étaient plus élevées que chez celles qui avaient reçu la ration FF (P = 0,02), alors que le pic de glucose postprandial était similaire chez les deux groupes. Au temps T24, le colostrum produit par les truies qui avaient reçu la ration EF contenait 29 % plus de lipides que celui produit par les truies qui avaient reçu la ration FF (P = 0,04). Les concentration d’immunoglobuline A dans le colostrum étaient plus faibles aux temps T0 et T24 (P = 0,02) chez les truies EF que chez les truies FF (à T0 : 8,6 ± 1,1 vs 11,9 ± 1,1 mg/mL; à T24 : 2,5 ± 0,7 vs 4,8 ± 0,7 mg/mL). En conclusion, les fibres alimentaires consommées en fin de gestation ont influé sur la composition du colostrum des truies, mais pas sur sa production. Elles ont également accru la prise de colostrum des porcelets dont le poids était faible à la naissance et réduit la mortalité avant le sevrage, mais ces effets n’étaient pas associés aux changements de concentrations des principales hormones intervenant dans la production de lait des truies en période péri-parturiente.

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